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Pierre Claver Mbonimpa prêt à fournir ses preuves


Au sortir d’une visite au président de l’Association pour la Promotion des Droits Humains et des Détenus, les organisations de la Société civile burundaise ont salué le moral que garde Pierre Claver Mbonimpa bien qu’il soit en prison.

Vers 10 heures, les responsables de la Société civile étaient à l’entrée de la prison centrale de Mpimba où ils étaient venus pour témoigner solidarité à Pierre Claver Mbonimpa sous les verrous depuis bientôt deux semaines.

Les geôliers ont été coopératifs. Ils ont facilité l’accès au corridor qui devrait servir de parloir pour les activistes de la société civile et le locataire de Mpimba pendant près de 15 minutes.

Habillés en costume de couleurs vertes, Pierre Claver Mbonimpa a salué en frère et sœur ces activistes des droits humains venus le rendre visite dans la prison centrale de Mpimba.

Visiblement à l’aise, Pierre Claver Mbonimpa a en présence de ses geôliers encore une fois souligné qu’il collecte des preuves à propos des probables formations militaires de certains jeunes burundais en République Démocratique du Congo.

« Les preuves se développent au fur du temps. J’attends que le parquet me convoque encore une fois et je n’hésiterai pas à tout révéler » a-t-il souligné visiblement en toute sérénité à l’endroit de ces défenseurs des droits humains.

Justine Nkurunziza, le président du Collectif de la Société civile pour le Monitoring des Elections a parlé de sa satisfaction d’avoir trouvé le président de l’Aprodh et prêt à poursuivre son combat. Certains de ces activistes des droits humains étaient habillés en couleur verte en signe de soutien à Pierre Claver Mbonimpa.

Ils ont interpellé les burundais qui le peuvent à porter de la sorte tous les vendredis pour témoigner leur solidarité au président de l’Association pour la Promotion des Droits Humains et des Détenus.

Pierre Claver Mbonimpa accusé d’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat suite à des informations qu’il a accordées à la presse à propos d’une probable formation militaire de certains burundais en République Démocratique du Congo. La communauté internationale et les organisations de défense des droits humains plaident pour que le droit soit dit autour de cette affaire en toute objectivité.

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