
Epitace Bayaganakandi qualifie d’illogique l’interdiction de la diffusion de la culture de stevia à travers le pays par la ministre de l’agriculture et de l’élevage et estime que le pays accuse en manque à gagner de plus de 2.841.000 de USD par an.
Avant qu’il n’arrive plus de 300 personnes employés par Epitace Bayaganakandi s’étaient donnés rendez vous à l’endroit où il devait animer une conférence de presse ce vendredi autour du feuilleton Stevia au Burundi qui défraie la chronique des médias ces derniers jours.
Epitace Bayaganakandi s’est inscrit en faux contre les propos de la ministre de l’agriculture et du directeur général du même ministère selon lesquels cette culture ne remplit pas les conditions exigées pour être vulgariser au Burundi.
Il a indiqué que lorsque cette culture a été introduite au Burundi cette société n’avait rien ménagée pour être en normes avec le ministère de tutelle. L’Institut des Sciences Agronomiques du Burundi avait d’ailleurs souligné à travers son rapport de Mars 2013 la culture de stevia remplissait les normes exigés.
« Pour le moment je ne comprends pas encore pourquoi le ministre de l’agriculture se précipite pour dire que cette culture ne répond aux critères requis », a-t-il souligné.
Il s’est inscrit contre le conseil des ministres qui l’a interpellé à vérifier si cette culture serait homologuée au Burundi et à vérifier aussi si les cultivateurs de ce produit vont avoir des marchés d’écoulement.
« Les bananes, le palmerais, la café et bien d’autres ne sont homologués par Bujumbura mais plutôt par leurs pays d’origine. Le marché d’écoulement n’est pas affaire du gouvernement Burundais mais plutôt des responsables de ce projet à travers », a-t-il ajouté.
{{
La politique s’en mêle aussi }}
La société stevia se présente aujourd’hui dans 10 provinces sur les 17 que compte le pays outre qu’elle accorde l’emploi aux burundais en chômage, elle réduit le taux d’inclusion financière à travers le pays.
Bujumbura aurait-il peur de perdre son électorat ? Par rapport à la question, Epitace Bayaganakandi représentant légal de la Société Stevia Company et président du parti politique de l’opposition Mouvement pour la Réhabilitation du Citoyen, MRC-Rurenzangemero, n’y va pas par quatre chemins.
« Si les raisons politiques auraient pris le devant sur son projet de lutte contre le chômage et la pauvreté dans ce pays, la décision relève de l’illogique », a-t-il martelé.
Pour lui, le pays perdra plutôt plus 2.841.000 de USD par an et plus de 3 milliards de taxes et impôts. Plus de 400 personnes qui étaient employés à temps vont perdre l’emploi. Chaque ménage qui a au moins 10 ha de culture va accuser un manque à gagner de plus de 500. 000 francs. Pour lui, la décision du ministre de l’agriculture et de l’élevage a des raisons que la raison ne connait pas.
Pour le compte du gouvernement, certaines autorités ont fait un déplacement au Kenya pour développer cette culture. Une association dont le président du sénat Gabriel Ntisezerana serait le tireur de ficelle de loin a été créée pour diffuser cette culture
