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Treize marchés brulés depuis 2001 : Les commerçants se lèvent


Treize marchés ont pris feu entre 2001 et 2014 dans des coins variés du pays sans pour autant mettre la main sur les présumés auteurs de ces saboteurs, regrette le vice président du Syndicat Général du Gouvernement (Sygeco), Martin Sindaruhuka.

Le Sygeco n’a pas l’idée de l’économie qui a été détruite durant ces treize années, mais se rappelle tout de même que le marché central de Bujumbura, qui pris feu le 27 janvier 2013 est parti avec au moins 1/5 de l’économie nationale.

En moyenne, un marché a pris feu au Burundi, entre 2001 et 2014, mais ces deux dernières années ont été plus catastrophique pour les commerçants, estime le Sygeco.

« Aucun coupable n’a été jugé pour ces incendies » déplore le vice-président du Sygeco dans sa conférence de presse de mercredi à Bujumbura au siège de cette organisation.

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Pour faire face aux incendies des marchés, le Sygeco propose « la mise en place des grandes réserves d’eau sur tous les places des marchés et des tuyaux appropriés» pour s’en servir lors des incendies.

Selon le Sygeco, les camions anti incendie arrivent tardivement et une fois sur place, ils sont obligés de quitter le lieu pour aller puiser de l’eau pour revenir éteindre les flammes.

« Cela fait que les flammes s’accélèrent par ce que l’eau n’est pas disponible sur place » explique le vice président du Sygeco, Martin Sindaruhuka.

Les commerçants veulent aussi mettre en place des comités de sécurité des marchés, qui, selon le Sygeco, seront composés des veilleurs, payés par les commerçants eux-mêmes, bien que la police et l’administration soient aussi membres de ces comités.

Ceux-ci, « seraient efficaces et maitriseraient les flammes avant l’arrivée des camions appropriés, car les flammes commencent lentement avant de se rependre sur tous les bâtiments » dit Sindaruhuka.

Le Sygeco veut aussi sensibiliser les commerçants à travailler dans des stands bien construits en matériaux durables. Ce syndicat libre des commerçants mais se heurte au manque des moyens financiers pour réaliser ses rêves.

« Nous demandons au Gouvernement d’appuyer le syndicat pour que justement nous puissions travailler correctement et pouvoir sensibiliser les commerçants sur l’importance des assurances », supplie au Gouvernement le vice-président du Sygeco.

Effectivement, le président de la République Pierre NKurunziza et même le Deuxième Vice président avaient, tous, appelé aux commerçants victimes de l’incendie à Kayanza, il y a presque un mois, de rejoindre le plus rapidement possible les maisons d’assurance pour faire assurer leurs marchandises.

Mais faut-il faire assurer ses marchandises pour prévenir les incendies ? Le Sygeco croit plutôt qu’il faut protéger les marchés et sensibiliser les commerçants à travailler dans des stands en matériaux durables.

« Les kiosques en planches (comme c’est le cas dans la majorité des marchés, Ndlr) ne peuvent pas être assurés. Les assureurs n’acceptent pas des kiosques construits en planches parce qu’ils présentent beaucoup de risque » explique le vice président du Sygeco.

Selon lui, la seule solution urgente c’est la sécurité des marchés d’abord et le remplacement des planches par des métaux, ce qui pourrait épater alors les assureurs.

Déplorant la lenteur de certains organismes dans la construction des marchés quand ceux-ci ont gagné les marchés, le Sygeco estime que les commerçants sont quelques fois transférés dans des marchés provisoires, où ils sont obligés d’opérer dans des kiosques en planches, ce qui les rend plus exposés aux feux et dans l’incapacité de faire assurer leurs marchandises.

Il se réfère ici au marché provisoire de Bugenyuzi, qui vient de prendre feu deux fois dans une année, laissant des milliers de familles dans la désolation.

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