
Cinq organisations de la société civile à savoir le Forum de Renforcement de la Société civile (Forsc), Trial, l’Aprodh de Pierre Claver Mbonimpa, le Forum de Conscience et le Développement (Focode), l’Acat Burundi appuyées par [Human Rights Watch o->http://www.hrw.org/fr/world-report-%5Bscheduler-publish-yyyy%5D/burundi]nt saisie la cours Africaine des Droits de l’Homme.
Selon les deux organisations « la société civile cherche pour la première fois à obtenir la justice devant la Commission africaine pour les cas d’exécutions extrajudiciaires restés impunis devant les autorités judiciaires nationales », selon un communiqué lu dans une conférence de presse animée à Bujumbura, ce jeudi.
Selon cette saisine annoncée par ces cinq organisations appuyées aussi par Human Rights Watch, quatre plaintes constituent la saisine.
D’abord, selon ces organisations, il s’agit d’un cas de « Jackson Ndikuriyo, retrouvé mort le 27 aout 2010 aux abords du commissariat de Musigati, (Bubanza, Ndlr) après avoir été arrêté par la police ». Selon elles, la victime avait reçu des menaces de mort par des agents de l’Etat avant son exécution.
L’autre cas concerne « Audace Vianney Habonarugira retrouvé mort le15 juillet 2011 sur la colline de Gasamanzuki, dans la commune Isare, province de Bujumbura rural ».
Il avait été visé par une tentative d’assassinat quatre mois avant son assassinat, commandité d’ailleurs par des agents de l’Etat.
Ces organisations de la société civile présentent aussi le cas Médard Ndayishimiye « retrouvé mort le 7 octobre 2011 dans la province de Rutana après avoir été enlevé à Gitega et violement battu » .
Ces organisations accusent les agents de l’Etat d’avoir torturé cet homme. Il avait été harcelé par la police et avait même reçu des menaces de mort par des agents de l’Etat, les mois qui ont précédé son exécution.
En fin ces organisations se rappellent d’un autre cas. Celui de Jean-Claude Ndimumahoro « retrouvé mort décapité ».
Son corps, ajoutent-elles, avait été retrouvé le 3 juillet 2012 dans la commune Bugarama, alors qu’il avait été détenu pendant plusieurs jours dans les cachots du service de renseignement à Gitega. Tous comme les autres victimes, ces organisations de la société civile disent avoir appris que Ndimumahoro avait été intimidé par des agents de l’Etat avant sa mort.
En Novembre 2011, l’Observatoire de l’Action Gouvernementale (OAG) va annoncé plus de 300 cas d’exécutions extrajudiciaires.
Cité par [Le Monde et l’AFP,->http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/11/22/burundi-plus-de-300-ex-rebelles-et-militants-executes-en-cinq-mois_1607356_3212.html] cette organisation va aussi dire que le gros de victimes seraient des partis de l’opposition et surtout ceux du FNL (Force Nationale de Libération, fidèles d’Agathon Rwasa).
Mais le président du Forum de Conscience et de Développement (Focode) explique qu’il y a d’autres cas en cours d’analyse.
Il y a es conditions, qui, selon lui, doivent être réunies avant qu’un cas soit soumis à la cours.
D’abord, il faut que la famille de la victime l’accepte, puis, on analyse que c’est un réel cas d’exécution extrajudiciaire et en fin, que la justice croise les bras face à ce cas.
D’autres cas sont sur le point d’être analysés selon notre source, qui estime aussi que les vies humaines doivent être protégées coute que coute.
