
« Je suis tout simplement inquiète de la transparence qui guidera le choix des personnes qui seront nommées à la tête de la Commission Vérité et Réconciliation puisque un registre dans lequel ceux qui déposent leurs dossier doivent signer n’a pas été prévu par les services de l’Assemblée Nationale ». C’est l’avis d’une femme qui a jugé bon de garder l’anonymat.
Celle-ci a déposé son dossier pour postuler au poste de Commissaire de la CVR.
En plus de cette inquiétude, cette femme comme nombre d’autres par ailleurs soulignent que les membres de la commission ad hoc qui dépouilleront les dossiers ne sont pas encore là, alors qu’ils devraient en logique être connus du public.
Pour le moment, même si le choix des personnes crédibles aurait constitué une entrave allant jusqu’à motiver la prolongation de dépôt des dossiers de deux semaines, ce problème n’est plus d’actualité, estime notre source.
La société civile, les partis politiques dont l’Uprona sont dans la dense, selon Vital Nshimirimana Délégué Général du Forum de Renforcement de la Société Civile (Forc) et le député Yves Sahinguvu, du parti Uprona.
Nshimirimana confirme que les membres de la société civile qui jouissent d’une crédibilité dans le pays sont entrain de déposer leurs dossiers.
L’heure est dans le choix des membres qui composeront la commission ad hoc, selon les députés membres du parti Uprona qui entendent faire partie de la commission qui sera mise sur pied selon certains de ce parti politique.
Jeanine Nahigombeye l’une des personnes qui suivent de près la question de la mise en place des mécanismes de justice transitionnelle plaide pour la transparence dans ce processus de la CVR.
Selon elle, les autorités concernées par la question devraient informer le public sur les questions ayant trait au processus de la CVR.
« Je pense que cette commission gagnerait beaucoup à sortir du silence et dire ce qu’elle entrain de faire », a-t-elle indiqué.
Selon elle, si on analyse ce qui s’est passé en Afrique du Sud, la commission de sélection des commissaires était très ouverte avec les médias.
Il y a eu trop de critiques dans ce pays et l’on a été obligé de refaire le processus de sélection, « donc je n’aimerai pas qu’au Burundi on puisse passer par là où il aurait des commissaires et que la communauté internationale, la population, les victimes disent qu’ils ne veulent pas de cette commission », a précisé Jeanine Nahigombeye.
