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Les agresseurs de Yannick Nihangaza désormais entre perpétuité et pendaison


Yannick Nihangaza est mort le 1er juillet 2014 et inhumé le 4 juillet à Mpanda (voir la photo). Après deux ans de comma en Inde, il a été rapatrié au Burundi par un jet ambulance. Les médias indiens, de même que les organisations de la société civile de ce pays ont eux aussi appris la mauvaise nouvelle de la mort de Nihangaza.

Mais, le fantôme du jeune Nihangaza agressé en Inde il y a deux ans s’installe dans les âmes de certains Indiens.

Le premier c’est l’un des responsables de la police à Jandhar, Naveen Singla, qui se montre favorable à la reprise du procès des agresseurs de Yannick Nihangaza.

Sans attendre que les amis ou les parents de Nihangaza renouvellent les plaintes comme le veut le code pénal de ce pays, Naveen Singla, responsable adjoint de la police a déclaré, après avoir appris la mort de Nihangaza que «c’est rare qu’une victime des agressions du genre décède un an après que les accusés aient été condamnés. Quand cela arrive au cours du procès, nous mettons à jour les charges automatiquement, mais maintenant, après la mort de Yannick, nous allons prendre un avis juridique ».

Cet officiel n’est pas le seul à voir les choses de la sorte. Un autre officiel de la Police qui s’est confié à Hindustime a souligné que « si les parents de Yannick Nihangaza ou même son ami renouvellent les plaintes, les peines seront rallongées ».

Si les bourreaux de Nihangaza avaient été considérés comme de simples agresseurs, avec sa mort, ils deviennent des assassins maintenant qu’il est mort, selon ces officiels de la police indienne, qui ajoutent que des attestations médicales attestant cette mort doivent cette fois-ci faire parti du dossier.

L’un des agresseurs de Yannick Nihangaza Ramneet Singh Uppal était le fils d’un commissaire de police Dharam Singh Uppal mort le 15 janvier 2013 d’une crise cardiaque.

Selon un membre de sa famille, sa mort est liée aussi à l’implication de son enfant dans cette affaire d’agression, car, selon notre source, son père avait commencé à se sentir mal après avoir appris que son fils Ramneet Singh Uppal était parmi les bourreaux de Nihangaza, une affaire qui a éclaboussé sa réputation en tant que haut cadre de la police indienne.

Selon le code pénal indien, spécialement dans son article 302, le meurtre est sanctionné par une peine de mort (ou un emprisonnement à vie) et une amande.

Aujourd’hui, les étudiants de Lovely Professional University, (l’ancienne école de la victime) vont célébrer comme les autres burundais de la diaspora, l’indépendance le 52ème anniversaire de l’indépendance du Burundi.

Ils vont profiter aussi de cette occasion pour se souvenir de leur ancien camarade parti pour étudier l’informatique mais revenu au pays en ambulance après une attaque raciste.

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