
Le rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit de réunion et de manifestation pacifique s’inquiète d’abord de la situation politique qui prévaut dans le pays à quelques mois des élections.
Selon Maina Kiai le traitement réservé au parti au pouvoir ne devrait pas différer de celui réservé aux partis de l’opposition.
Dans une conférence de presse qu’il a animé dans l’après midi de ce mardi, ce rapporteur spécial des Nations Unies précise que si le parti au pouvoir a le droit de rencontrer ses membres, ou d’organiser des meetings, les partis de l’opposition doivent aussi en avoir pour la bonne préparation des élections, et dans le cas contraire il prédit déjà la fraude électorale.
«….. Sinon, sinon, je voulais vous dire que les élections seront truquées. Et c’est important de mentionner qu’il est temps de lever ce défis à une année des élections », a déclaré Maina Kiai.
A ce propos, Maina Kiai en appelle à l’opposition, à la société civile, au parti au pouvoir, aux médias et à tous le monde de songer déjà à lever tous les défis pouvant entacher les prochaines élections.
Concernant la décision de maintenir en détention préventive Pierre Claver Mbonimpa, ce rapporteur spécial des nations Unies informe que cela a un message pour les autres leaders de la société civile.
Mais il souligne aussi que cela continue à ternir l’image du pays au niveau international.
« Vous pouvez décider de faire taire la société civile, mais c’est l’image ou le profil du gouvernement du Burundi qui en souffre Pierre Claver Mbonimpa est un défenseur des droits humains respecté, quelques fois il faut savoir mesurer sur la décision à prendre » a-t-il dit.
Maina Kiai, a aussi évoqué la question relative au droit de manifestation, qui est souvent refusé à la société civile.
D’abord, dans sa rencontre avec le ministre de l’intérieur, il dit qu’il lui a demandé pourquoi les formalités exigées pour mener les marches pacifiques font objet de controverse, alors que la loi en la matière est claire.
« La loi stipule bien que l’on ne demande pas une autorisation mais que l’on informe l’autorité concernée » a indiqué Maina Kiai.
Ce rapporteur spécial des Nations Unies en appelle au gouvernement burundais au respect des droits humains.
