
Gouvernement du Burundi accuse l’ONG Amnesty International de partialité suite à un rapport de la même organisation rendue public le 29 juillet de cette année.
Le Porte-parole du gouvernement du Burundi, qui a tenu une conférence de presse mercredi soir à Bujumbura accusé cette ONG basée en Angleterre de ne pas prendre en considération « l’information officielle» alors quand elle enquêtait sur les droits de l’homme au Burundi.
Réagissant sur le récent rapport d’Amnesty International, porte-parole Burundi Philippe Nzobonariba accuse l’ONG de ne pas avoir communiqué avec les responsables Burundais au cours des enquêtes, appelant à l’organisation d’être prudent et responsable de ce qui peut arriver après cette publication.
“Ce document (…) a été publié sans que l’organisation ait rencontré un seul officiel du Gouvernement, alors que sur sa demande, un rendez-vous avait été fixé avec le Porte-parole de ce dernier, pour s’entretenir sur les questions sécuritaires et en rapport avec les droits humains » dit le porte parole du Gouvernement dans sa déclaration.
Le Porte-parole Burundi Philippe Nzobonariba dit également qu’Amnesty International publie des rapports périodiques qui semblent aller dans le sens de « tenir l’image du Burundi et de ses institutions » alors que les élections de 2015 s’annoncent proches.
Porte-parole du gouvernement Philippe Nzobonariba a déclaré que son gouvernement considère le rapport comme étant des mensonges, démentissent avec la plus grande énergie son contenu.
En publiant ce genre de rapport, le Gouvernement dit que l’ONG britannique Amnesty International veut ” encourager les excès dérapages et de l’intolérance observés entre les groupes politiques” au moment où les élections générales de 2015 toquent déjà à la porte.
“La liberté d’expression et la liberté d’association sont largement garanti dans ce pays, mais les lois doivent être respectées”, a déclaré Nzobonariba ajoutant que cette liberté est témoigné par le nombre trop élevé de médias privés, les associations, le nombre de partis politiques, pour un pays de la taille du Burundi, qui sont rarement dans d’autres pays.
Le Burundi avec une superficie de 27834 km², selon le porte-parole Nzobonariba du Gouvernement du Burundi, près d’une cinquantaine de médias privés sont opérationnels, de même qu’un effectif de 5000 associations de société civile et près de 40 partis politiques, ce qu’il qualifie d’indice de la présence de la libérté dans ce pays.
