Radio-Télévision Isanganiro

Revue de la presse du 10 août 2014


L’agence {Net press} écrit sur ce qu’elle appelle début des fraudes électorales par cartes d’identités interposées. Elle trouve que c’était prévisible.

Les dirigeants du Cndd-Fdd auraient déjà commencé à distribuer les cartes d’identité à des jeunes gens et des jeunes filles à peine sortis de la puberté d’entre 12 et 14 ans. L’opposition accuse le parti au pouvoir de chercher à gonfler le nombre de ses électeurs qui n’ont pas encore atteint l’âge de voter.

L’hebdomadaire {Iwacu} quant à lui écrit, dans un éditorial, que dans le contexte pré-électoral, on pourrait penser que c’est de bonne guerre. Mais pour tout, le parti au pouvoir parle de fausses accusations.

L’hebdomadaire socio-économique {Burundi Eco} de son côté s’intéresse au financement des élections. Seulement deux millions et demi de dollars sont déjà encaissés par la CENI, sur les soixante millions de dollars attendus.

Le porte parole de cette commission indique que les deux millions et demi de dollars déjà obtenus ne peuvent même pas couvrir l’enrôlement des électeurs qui, selon le calendrier électoral, est prévu au mois de septembre prochain.

L’agence en ligne {Net press} parle également de comédie politique jouée par le gouvernement dont les membres font des sorties médiatiques totalement déplacées. Elle revient sur les propos du ministre des finances Tabu Abdallah Manirakiza.

Il y a quelques jours, il déclarait devant l’assemblée nationale, donc devant le peuple, qu’à partir du 1er août dernier, le courant électrique sera continu dans tous les quartiers de la capitale. La joie de la population n’a finalement duré que 48 heures qui séparent la date de déclaration et celle de la mise en pratique de la bonne nouvelle.

Ce qui était un peu louche, poursuit {Net press}, c’est que dans ses attributions, le ministre Tabu n’a aucune compétence en matière de l’énergie. D’où une mauvaise culture, un mauvais sarclage et une mauvaise récolte. Et à l’agence de demander dans un titre: Gouvernement : es-tu conscient de ce que tu fais ?

Le ministère de la santé prêt à lutter contre l’Ebola, titre le journal {Iwacu}, citant le porte parole dudit ministère.

Il a annoncé qu’une équipe chargée de faire la surveillance du virus et d’autres maladies transfrontalières épidémiques va être réactivée. Des exercices de simulation vont commencer bientôt avec les équipes africaines de l’OMS en collaboration avec les pays de l’EAC, souligne le médecin.

Non, mais ces « avions de Gitega » énervent, s’exclament encore {Iwacu}.

Il écrit que deux hélicoptères en construction au centre du pays soulèvent beaucoup d’enthousiasme. Une triste réalité derrière selon l’hebdomadaire : le Burundi regorge de créativité en manque d’encadrement. Pour l’aéronef qu’on est en train de fabriquer dans le quartier Musinzira, {Iwacu} se permet de douter.

Il doute des calculs sur l’aérodynamisme de la structure, sur le maniement des équations établissant le juste milieu entre les forces de portance, de traînée, de traction et du poids nécessaires au vol de tout aéronef. Pour ce qui est des pneus, récupérés sur des brouettes « Made in China », {Iwacu} écrit simplement : fermons les yeux.

La déviation du lit de la rivière Mpanda engendre un différend administratif, écrit {Le Renouveau du Burundi}.

Cette rivière a en effet viré, selon le quotidien gouvernemental, vers la commune Mutimbuzi en province Bujumbura, de façon à déformer sa configuration. La déviation a tourné vers la commune Gihanga en province Bubanza.

Le problème réside entre les exploitants des propriétés riveraines de Mpanda. Le directeur général de l’aménagement du territoire et de la protection du patrimoine foncier, lors d’une descente sur terrain le 6 août, a tranquillisé les gens. Le déplacement d’une rivière ne déplace pas les propriétés. Si une rivière change de lit, les terres restent toujours les leurs.

En province de Cankuzo, le phénomène de violences basées sur le genre continue à s’observer selon encore {Le Renouveau du Burundi}.

Au moins 160 cas de ces violences ont été enregistrés de février à juin 2014 par le centre de développement familial et communautaire dans cette province. Le constat montre que les filles et les femmes sont les plus menacées par différents types de violences. Un seul homme a été victime de violence sexuelle selon toujours le quotidien gouvernemental.

Deux autres ont connu une violence psychologique. Notre confrère déplore que les victimes préfèrent garder le secret au lieu de dénoncer les auteurs et de porter plaintes pour que des sanctions puissent s’en suivre. L’impunité pousse également les auteurs à continuer avec les mêmes infractions.

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