
L’Association burundaise pour la protection des droits humains et des personnes détenues vient de saisir la Commission nationale indépendante des droits de l’homme pour demander la libération du président de cette organisation vue que son état de santé ne cesse de se dégrader. Selon cette correspondance, l’âge (65 ans) avancé de P C Mbonimpa constitue un autre facteur de vulnérabilité qui ne fait qu’empirer sa situation de détérioration.
« Je soussigné, Professeur Fréderic Nsabiyumva, certifie par la présente que Mr Mbonimpa Pierre Claver est suivi dans votre centre depuis 2010 sous le dossier médical no 5722, pour son diabète. Il s’agit d’une maladie chronique qui lui exige un suivi médical et des contrôles de laboratoire réguliers ainsi qu’un régime alimentaire adapté », peut-on lire dans l’attestation livrée par le centre de lutte contre le diabète au Burundi.
Dans une conférence de presse animée ce jeudi par les avocats de la défense, Maitre Damien Chervaz, avocat au barreau de Genève, prévient au gouvernement burundais qu’il répondra de tout ce qui arrivera à Pierre Claver Mbonimpa, s’il advenait donc que son état de santé se détériore davantage.
« Dès lors, si son état de santé venait encore à se dégrader, s’il devait arriver quelque chose de grave ou quelque chose de permanant, la responsabilité de l’Etat serait engagée », a déclaré Maitre Damien Chervaz.
Quant à la récente information livrée par la Mission Onusienne en République Démocratique du Congo, selon laquelle la présence des jeunes burundais sur le sol congolais était sans évidence, Maitre Antoine Nzobandora dit que cette information n’a rien à voir avec le dossier de leur client.
Maitre Nzobandora souligne qu’il y a une autre pièce du dossier qui mentionne la remise officielle des autorités congolaises à celles du Burundi, d’un groupe de jeunes burundais attrapés en Rdc. Ces gens avaient même séjourné quelques jours à l’un des bureaux de la police à Bujumbura avant de se diriger à l’Aprodh comme il l’a indiqué.
La défense du président de l’Aprodh demande que la sécurité des témoins de leur client soit assurée le moment venu, quand le dossier sera entendu en audience publique.
