
Deux faits ont retenu l’attention de l’hebdomadaire {Iwacu} au cours de cette semaine.
Il s’agit des plaintes de certains habitants dans quelques localités du pays qui dénoncent la collecte de 500 francs burundais au profit du parti au pouvoir. Ensuite la mesure, apparemment impopulaire qui fixe l’ouverture des débits de boissons à 18 heures.
Que des personnes cotisent pour le CNDD-FDD (Conseil national de défense de la démocratie-Force de défense de la démocratie) ne devrait offusquer personne. Ce qui est gênant, soutient l’hebdomadaire, ce sont les contraintes exercées pour lever ces sommes. Et là, poursuit-il, on n’est plus dans la cotisation librement consentie. La mesure qui fixe l’ouverture des débits de boissons à 18 heures, elle, va faire plus de mal que de bien et frapper toute une catégorie de gens qui tentaient encore de tenir dans une économie moribonde.
Le journal {Iwacu} écrit aussi sur sept burundais disparus dans la nature norvégienne.
Il s’agit de quatre filles, un garçon et deux officiels, partis pour concourir aux olympiades du jeu d’échec en Norvège. Ils sont portés disparus, avant même la fin du tournoi. Les organisateurs de l’événement signalent que la police a été informée, mais jusqu’à présent, aucune action n’a été menée pour retrouver ces joueurs, qui portaient des visas Schengen de trois mois.
Certains boisements des provinces Muyinga et Cankuzo sont menacés par des insectes ravageurs selon l’hebdomadaire {Ijambo}.
La population craint de voir leurs cultures vivrières attaquées par ces insectes, et cela a mis en alerte les services agraires du pays. Les responsables du service de protection des végétaux au ministère de l’agriculture et de l’élevage promettent d’intervenir, mais pensent tout de même que ces insectes vont disparaître avec la saison pluvieuse.
La délinquance des mineurs, un défi difficile à relever. Le même journal {Ijambo} écrit que la lutte contre ce phénomène se heurte chaque jour à des obstacles qui compromettent son efficacité. L’échec est là, retentissant, il faut le reconnaître.
Notre société est victime d’une violence qui ne cesse de progresser, entraînant dans son infernal spirale des mineurs toujours plus jeunes. Alors, que faire ?
Tout d’abord, estime {Ijambo}, refuser la fatalité. Il faut aussi admettre que les inégalités sociales, les frustrations et l’échec scolaire ne se combattent jamais par la victimisation, le misérabilisme ou la violence, mais par le travail, l’effort et le strict respect de la loi.
Le quotidien gouvernemental {Le Renouveau du Burundi} revient sur l’audience accordée mercredi par le bureau de l’ombudsman aux représentants de la cellule Bumwe en commune urbaine de Buterere.
Les partis en conflit se sont mises d’accord pour l’attribution de nouvelles parcelles. Ces représentants ont en effet été reçus pour porter plainte contre les services de l’urbanisme qui sont accusés de vouloir les spolier de leurs propriétés.
Selon {Le Renouveau du Burundi}, le gouvernement a accepté d’octroyer de nouvelles parcelles dans des sites qui seront viabilisées, mais à condition que cette population paie les frais de viabilisation. Ceux qui n’ont pas de documents administratifs ne figureront pas sur la liste des bénéficiaires de ces nouvelles parcelles.
L’OAG (Observatoire de l’action gouvernementale) plaide pour l’indépendance de la magistrature. L’agence burundaise de presse revient ici sur l’atelier qui a été organisée mardi par l’observatoire de l’action gouvernementale à l’intention des représentants des média et de la société civile.
Cette organisation plaide notamment pour le respect du principe de l’inamovibilité du juge pour éviter qu’un magistrat de siège en soit sanctionné, révoqué, muté ou suspendu pour une décision judiciaire qui ne plaît pas à l’exécutif. Dans un État de droit, renchérit l’{ABP}, la justice indépendante est l’unique rempart des droits et libertés fondamentaux du citoyen.
L’Aprodh (Association pour la protection des droits de l’homme et des prisonniers) se porte bien malgré la mise en détention de son président. L’agence {Net press} écrit qu’elle n’avait été aussi financée par les bailleurs de fonds.
De son côté, poursuit l’agence en ligne, Pierre-Claver Mbonimpa garde son morale, écoute les détenus, et fait du sport pour faire face à sa maladie de diabète, vu que le pouvoir ne veut pas lui accorder une liberté provisoire afin de se faire soigner étant libre.
L’agence {Net Press} écrit sur une journée qu’elle estime inhabituelle, un peu surprenante, qui est prévue pour être commémorée le 13 août: la journée internationale des gauchers.
Elle renseigne que les gauchers sont plus nombreux qu’on ne le croit dans le monde, et même en France, puisque les statistiques publiées en ce jour-anniversaire indiquaient qu’ils sont au nombre d’un milliard sur cette planète-terre et que les français sont à 9 millions pour être incapables d’utiliser leur main droite.
