
Le Gouvernement burundais demande à la Communauté Internationale de ne pas “se lasser dans ses efforts d’assister le Burundi, particulièrement dans le domaine de la sécurité”, au lendemain d’un crime qui a couté la vie à trois religieuses italiennes qui travaillaient comme des humanitaires au Burundi depuis 7 ans.
Signé par son porte-parole Philippe Nzobonariba, le communiqué a été diffusé au moment où le premier vice-président de la République visitait le couvent visé par cette attaque hier et tôt le matin de lundi.
Le Gouvernement exprime son indignation et condamne avec sa dernière énergie ce qu’il qualifie d « acte ignoble perpétré contre les missionnaires d’une congrégation de l’Eglise Catholique dont les œuvres sociales sont fortement appréciées dans tout le Burundi, et particulièrement dans cette partie de la Capitale burundaise ».
Le Gouvernement du Burundi a d’ailleurs adressé « ses condoléances les plus attristées, aux chrétiens de la Paroisse Guido Maria Conforti » de Kamenge qui bénéficiait des expertises des trois sœurs xaverienne depuis au moins 7 ans à leurs familles et à leur congrégation.
Très rapidement, le gouvernement veut la traduction en justice des bourreaux et « demande à toutes les institutions policières et judiciaires de tout mettre en œuvre pour que les auteurs de ce crime crapuleux soient rapidement identifiés et sévèrement punis ».
Le bilan des assassinats des sœurs d’origine italienne s’est alourdi ce matin avec la découverte du corps de sœur Benadette Boggian, une troisième sœur xavérienne tuée décapitée en moins de 12heures à Bujumbura.
Le porte-parole de la police burundais trouvé sur le lieu a déploré les faits soulignant que les enquêtes sont déjà en cours.
Mais Hermes Harimenshi se dit étonné par ces actes. « Peut être que les assassins ont des clés doubles pour entrer à l’intérieur de la maison ».
Alors que les deux premières sœurs avaient été tuée la journée de dimanche, c’est-à-dire Lucia Pilic (78 ans) et Olga Raschietti 82 ans, Bernadette Bogggian a été tuée décapitée vers 3h du matin et son buste avait été totalement détaché de sa tête, raconte le porte-parole de la police burundaise.
Toutes les trois, estime t-il, il y a des signes selon lesquelles elles ont été violées avant d’être tuées.
Curieusement, la police burundaise dit ne pas comprendre comment la troisième sœur a été tuée alors que leur maison était déjà gardée par des policiers.
Mais Hermes Harimenshi avance l’hypothèse selon laquelle, les bourreaux auraient des clés doubles pour entrer dans la maison.
Dans la matinée, il estime que des cris des autres sœurs ont alerté les policiers. Quand ceux-ci sont arrivé dans la maison, ils ont appris alors la mort de la troisième victime, visiblement tuées comme les deux premières.
Le Gouvernement du Burundi a, depuis ce matin dépêché son premier vice président sur le lieu des drames. Prosper Bazombaza était accompagné par le Ministre de la Sécurité Publique Gabriel Nizigama.
En plus, le Gouvernement demande à la communauté internationale de continuer d’assister le domaine de la sécurité.
Craignant des manipulations de toutes sortes au lendemain de ces attaques, le appelle à la population, « de rester sereine et de ne pas prêter l’oreille à ceux qui voudraient profiter de cette douloureuse épreuve pour se livrer à des spéculations de nature à semer la confusion. Il lui demande plutôt de coopérer activement dans les enquêtes en cours visant à retrouver ces criminels ».
Dimanche, des gens n on encore identifié avaient fait irruption dans le couvent de la paroisse de Kamenge deux sœurs d’origines italiennes.
