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EAC : Un pied dedans, un pied dehors


L’organisation Paroles et Actions pour le Réveil des Consciences et des Mentalités s’inquiète du processus d’intégration du Burundi dans la Communauté Est Africaine que la population ne semble pas profiter.

Au cours d’une conférence de presse de ce vendredi, le président de la Parcem a fait savoir qu’une intégration qui réussit permet aux citoyens d’en exploiter les acquis et les opportunités qui s’offrent, ce qui n’est pas le cas pour le Burundi.

« Le Burundi ne semble pas profiter des opportunités qu’offre son entrée au sein de la Communauté Est Africaine », a précisé Faustin Ndikumana.

Selon lui, les raisons qui militent pour cette position se retrouvent dans l’actuelle stratégie de l’intégration régionale, notamment l’insuffisance de l’appropriation nationale et la faiblesse des capacités institutionnelles.

Concernant l’insuffisance de l’appropriation, elle s’explique par le niveau élevé des décisions et protocoles régionaux qui ne sont pas encore pleinement intégrés dans les stratégies de développement national, selon le président de la Parcem qui cite lui aussi le document de stratégie d’intégration régionale.

Faustin Ndikumana souligne qu’il est impensable et regrettable de constater que 7 ans après, l’intégration du pays dans l’EAC, on continue de parler de la faible appropriation. «On dirait qu’on ne sait pas là où on va » ; a-t-il dit.

Il a rappelé que la récente suspension du Burundi de participer pour 6 mois dans certaines activités de la communauté prouve qu’il y a une intégration à 2 vitesses que les pays faibles comme le Burundi ne parviennent pas à suivre, pire encore aucun mécanisme de suivre régulièrement l’impact des étapes d’intégration régionale n’a été mis sur pied.

Le président de la Parcem déplore aussi la faible collaboration entre le Ministère de l’EAC et le secteur privé. « Le Ministère de l’EAC qui devrait être un coach (fournisseur d’informations pertinentes sur la communauté, les opportunités d’affaires et les risques), s’acquitte difficilement de cette tâche », a-t-il noté.

Faustin Ndikumana propose au Gouvernement de comprendre « absolument » les enjeux de l’intégration dans l’EAC et y mettre tout le paquet nécessaire pour réussir (moyens humains et matériels).

Le Burundi doit-il aussi, selon le président de la Parcem, entreprendre des réformes nécessaires en vue d’assainir son cadre macroéconomique, mettre en place un environnement propice des affaires afin d’attirer les investisseurs étrangers et stimuler le secteur privé.

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