
Le défenseur des droits de l’homme Pierre Claver Mbonimpa doit rester en prison, selon une décision du Tribunal de Grande Instance de Bujumbura, rendue publique ce lundi vers midi.
Contactée par téléphone, l’un des quatre avocats de Pierre Claver Mbonimpa, Me Charitas Niyongere a confirmé l’information.
Toute fois, la justice dit avoir ordonnée la mise en place d’une commission de trois médecins qui vont travailler pendant dix jours pour statuer sur l’état de santé du président de l’Aprodh, Pierre Claver Mbonimpa.
Vendredi dernier, les avocats de Mbonimpa avaient jugé inutile une commission médicale pour examiner la santé du défenseur âgé de 66 ans.
Selon la défense, à part que leur client a un problème de diabète, il est âgé de 66 ans, ce qui signifie que selon la logique de la lois burundaise, il devrait être libéré.
La défense de Mbonimpa ne semble être découragée par la décision. Selon des sources de cette équipe de quatre avocats, la bataille n’est pas perdue, mais promettent de s’exprimer dans les minutes qui viennent.
Entre temps, à Strasbourg, au siège du Parlement européen, un débat urgent est prévu dans l’après midi de jeudi le 18 septembre 2014 et sera suivi par une résolution pour quatre pays dont le Burundi, notamment sur le cas de Pierre Claver Mbonimpa.
Pierre Claver Mbonimpa, hospitalisé depuis trois semaines, souffre la maladie incurable (diabète) et est âgé de 66 ans.
Arrêté en mai dernier, il est accusé d’atteinte à la sureté intérieure et extérieure de l’état après qu’il ait déclaré que l’état devrait enquêter sur les possibilités de la présence des jeunes burundais à l’est de la RDC dans des entrainements militaires.
