
Alors que le 22 de ce mois de septembre, il est prévu une audience publique à la cour d’appel de Bujumbura pour plus de 60 jeunes membres de ce parti suite à l’incident du 8 mars 2014 à la permanence nationale de ce parti, le MSD dénonce déjà une justice à deux vitesses.
Dans un communiqué rendu public ce jeudi, le Mouvement pour la Solidarité et le Développement indique que les victimes des tirs à balles réelles ont déposé des plaintes en justice contre certains officiers de la police qui auraient probablement eu une part de responsabilité dans ces bavures.
Plus de 5 mois plus tard, ce parti s’étonne du silence qui caractérise jusqu’alors les instances judiciaires. Pour le MSD, ce dossier des jeunes du parti MSD devrait être instruit en même temps que celui de ces officiers de police pour éviter un traitement judiciaire inéquitable.
En se gardant à traiter aussi ces dossiers dans lesquels sont cités certains des officiers de la police, le MSD estime que « la justice Burundaise veut occulter la vérité sur les événements du 08 mars 2014 à la permanence nationale de ce parti ».
Le parti MSD parle également de deux poids deux mesures dans la façon dont la justice Burundaise traite la jeunesse affiliée à des partis politiques.
Selon ce parti, au moment où une vingtaine de jeunes du MSD ont requis une peine à perpétuité parmi cette soixantaine, certains jeunes du parti au pouvoir cités dans des crimes aussi graves ne s’inquiètent pas du tout. ‘La justice n’a jamais osé lever son petit doigt pour instruire ce dossier qui incrimine certains élélments des officiers de la police ”, souligne t – on dans ce communiqué.
François Nyamoya , secrétaire général de ce parti signataire de ce document, estime que beaucoup de cas de violations graves des droits de l’homme dans lesquels sont cités le CNDD FDD restent impunis.
