
Le Gouvernement de la République du Burundi a salué mardi matin « la mesure de mise en liberté provisoire de Monsieur Pierre Claver MBONIMPA, Président de l’A.P.R.O.D.H », (…) ajoutant qu’il n’a pas été libéré provisoirement par pression « des Parlementaires de l’Union Européenne ou d’une quelconque autre organisation intérieure ou extérieure ».
Selon le communiqué signé par son porte parole Philippe Nzobonariba, « l’expertise médicale avait été recommandée par la Justice longtemps bien avant la résolution des Parlementaires européens et les autres derniers appels pour sa libération ».
La Délégation de l’Union européenne aussi s’est montrée satisfait de cette libération.
Dans un petit communiqué signé et publié en accord avec toutes les missions des pays de l’UE au Burundi, on lit qu’elle « se réjouit de la remise en liberté provisoire du président de l’Association pour la protection des droits humains et des personnes détenues (…), Pierre Claver Mbonimpa, justifiée par la dégradation de son état de santé lors de sa détention provisoire ».
La Délégation de l’Union européenne reste attentive à la poursuite de la procédure engagée et se veut convaincue qu’elle aboutira à un jugement juste et équitable.
L’UE se félicite tout de même que la justice burundaise, dans le respect des lois et des engagements internationaux du Burundi, ait fait prévaloir les principes d’humanité et de dignité due aux personnes.
Le dernier communiqué de l’UE au Burundi date du 10 septembre. Elle s’était montrée inquiète face à la dégradation de l’état de santé du président de l’Aprodh Pierre Claver Mbonimpa.
La représentation de l’UE avait souhaité que tout puisse être mis en œuvre pour que la situation du président de l’Aprodh soit traitée avec humanisme et dans le respect des règles et procédures énoncées par les lois du Burundi et de ses engagements internationaux.
