
Des zones d’ombre planent autour de l’exploitation du Nickel par la Société Burundi Musongati Mining selon l’organisation Paroles et Actions pour le Réveil des Consciences et le Changement des Mentalités.
Au cours d’une conférence de presse de ce mardi à Bujumbura, le président de la Parcem a rappelé que le Deuxième Vice Président vient de lancer les travaux de cette Société en Commune Musongati (Province Rutana) jeudi dernier, mais que le manque de transparence dans ce travail risque d’empêcher le Burundi d’y tirer tous ses profits.
« Nous voulons le renforcement de la transparence, éviter la corruption dans ce secteur parce que dans plusieurs pays africains, au lieu que l’exploitation des ressources minières soit une bénédiction, ça a toujours été une source de malédiction », a déclaré Faustin Ndikumana, qui indique que le contrat de cette Société BMM avec le Gouvernement n’est pas connu du public
Selon lui, il faut pour exploiter dans la transparence, savoir d’abord l’identité de celui avec qui on s’engage, savoir le contenu du contrat, savoir la part du Burundi par rapport à cette exploitation du Nickel. : « Au niveau de la fiscalité, au niveau des redevances, il faut un contrat équilibré », a précisé le Président de la Parcem.
Les autorités devraient aussi tirer plus d’attention car les expériences d‘ailleurs montrent que les revenus de l’exploitation de ces minerais constitue parfois une ressource volatile et instable.
« Au lieu de créer l’équilibre, les pays changent le mode de vie immédiatement et au moment où il y a des chutes de cours de ces matières 1eres, directement le pays tombe dans un endettement cyclique. (Les exemples de pays ayant traversés la situation sont entre autre La Zambie, le Ghana et la Hollande).
Aussi, pour bien profiter de cette exploitation, faut-il la création des fonds des ressources naturelles, c’est-à-dire des comptes spécifiques qui gèrent d’une manière transparente les fonds provenant de l’exploitation de ces minerais, ce qui permettrait de suivre l’apport des revenus de ces industries dans le développement socio économique , ajouté Faustin Ndikumana.
Pour y arriver, il conseille au Gouvernement d’adhérer à l’ ITIE ( Initiative de Transparence des Industries Extractives). Selon lui, ce cadre permettrait à tout Gouvernement qui y adhère de renforcer la transparence dans l’exploitation du secteur minier.
