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Gatumba: Son fidèle assassiné


Un membre du FNL a été assassiné dans la nuit de ce lundi dans la zone Gatumba de la province de Bujumbura. Trois personnes non encore identifiées ont été les auteurs du meurtre. La population de la localité doute que des mobiles politiques seraient derrière cet assassinat.

Dans cette localité de Gatumba vers midi de ce mardi, la population s’était de la localité s’était donné rendez- vous dans la maison de la victime. Elle récitait des chants funèbres pour supporter la douleur de cet homme qui était propriétaire d’un restaurant sur place à Gatumba . Ils disaient que cet homme leur donnait même à manger parfois sans sou juste pour témoigner de l’humanité de son cœur.

La femme qui était avec lui lors de cet incident a été incapable de réciter ce qu’elle a qualifié de lundi noir pour elle à nos yeux. Niyonzima Caritas qui, lors de cet incident était à près d’une centaine de mètres de lui, a indiqué que ce membre du FNL était attendu tout près de son domicile, soit à moins de 300 mètres au moment où il rentrait chez lui vers 21 heures.

Deux hommes l’attendaient en effet tout près de sa maison et un autre muni d’un appareil de téléphone a tiré sur lui au niveau de la gorge.

Les sources en provenance de Gatumba indiquent que ces hommes qui étaient tous habillés en noir ont directement pris le large vers une direction jusqu’ici inconnue. Après plus d’une dizaine de minutes d’agonie, la victime est morte.

Les autorités administratives et policières se sont rendues sur le lieu du crime le matin de ce mardi, mais sans rien dire ni promettre.

La ligue Iteka dans cette province de Bujumbura estime que ce crime est de mobile politique. Elle s’inquiète des enquêtes qui n’ont pas abouti à quelque chose de substantiel dans la fraicheur des faits.

Agathon Rwasa reconnait effectivement que Déo Barakekenwa était un membre du FNL et qu’il est le deuxième à mourir dans des circonstances similaires dans la localité.

Par rapport aux enquêtes, ce leader historiques des FNL n’attend rien de celles-ci puisqu’il estime que la justice est sous le joug de l’exécutif au Burundi.

Depuis mars de cette année, la population de Gatumba indique que des crimes pareils ont été consommés mais les enquêtes n’ont jamais connu d’issue.

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