Dans un communiqué publié à l’occasion de la Journée internationale des Nations Unies de la femme rurale, le 15 Octobre, un certain nombre d’organisations de la société civile ont appelé les gouvernements africains à mettre fin à la discrimination contre les femmes rurales, en particulier dans l’accès des femmes à des rôles traditionnels de leadership et des droits de succession.
Des organisations établies au Ghana, au Kenya, au Lesotho, au Mozambique, au Nigeria et en Afrique du Sud disent qu’un certain nombre de pays d’Afrique privent aux femmes la possibilité de devenir des chefs sur la seule base de leur genre, que ce soit en termes de droit ou en pratique.
De même, un certain nombre de pays privent aux femmes l’égalité d’accès à l’héritage. Ces lois et pratiques discriminatoires ont tendance à avoir un plus grand impact sur les femmes rurales, ce qui les rend vulnérables à la pauvreté et renforce le statut secondaire des femmes vis-à-vis des hommes au sein de leurs communautés.
Ces formes de discrimination sont non seulement contraires aux lois nationales, mais aussi aux principes des droits de l’homme dans les traités internationaux auxquels ces pays ont volontairement accepté de respecter.
«Le temps est venu pour les gouvernements africains à éradiquer les lois et pratiques qui marginalisent les femmes dans l’accomplissement de ces rôles sur un pied d’égalité avec les hommes», explique Muluka Miti-Drummond, le Directeur Régional du centre d’Assistance juridique de l’Afrique orientale, l’une des organisations signataires.