
Le Ministre de la sécurité intérieur du Rwanda Cheick Musa Fazil Harerimana a regretté que les voies diplomatiques de résoudre certaines questions n’ont pas été suivies sur la question des corps repêchés dans le Lac Rweru et enterrés du coté burundais par l’administration burundaise.
Bien que le Procureur Général de la République du Burundi Valentin Bagorikunda ait annoncé que les cadavres avaient été charriés par l’Akagera vers le Rweru, cela, selon Harerimana ne constitue pas une dernière vérité.
« On ne peut pas affirmer que le Burundi a (officiellement, ndlr) dit au Rwanda que les cadavres du Rweru sont venus du Rwanda par ce qu’il y a des voies diplomatiques de résoudre des questions, et cela n’a pas eu lieu » a estimé jeudi le Ministre Rwandais de la sécurité intérieure Cheick Musa Fazal Harerimana dans une conférence de presse après midi.
Les corps du lac Rweru sont la propriété donc du Burundi selon le Rwanda, qui, à travers son Ministre de la sécurité Intérieure dit :
« Les problèmes se trouvent du coté du Burundi, les corps se trouvent au Burundi et ceux qui les ont enterrés se trouvent au Burundi » a déclaré le Ministre Harerimana, en langue nationale ce jeudi.
Le Rwanda estime que personne n’est allé dans le Lac Rweru y mettre une sorte de tamis ou filet pour prendre les corps venus du Rwanda, arguant que les corps n’inquiètent pas le Rwanda du moment où ils sont sur le sol d’un autre pays.
Par ailleurs, le Rwanda souligne qu’il ne peut pas non plus faire des enquêtes au Burundi par ce que le Burundi est un « pays souverain », sauf quand celui-ci le demanderait.
Cette sortie intervient quelques jours après la déclaration du Procureur Général de la République du Burundi Valentin Bagorikunda selon laquelle les corps retrouvés dans le lac Rweru ont été charriés par la rivière Akagera venant du Rwanda.
Depuis un certains temps, des corps sans vie (voir photo internet), des gens non encore identifiés ont été retrouvés flottant dans le Lac Rweru servant de frontière entre les deux pays.
Certains de ces corps étaient emballés dans des sacs plastic ont été vus depuis le mois de juillet cette année et quatre seulement ont été enterrés du coté du Burundi « pour des raisons de santé » selon les dires du Gouvernement burundais.
Mais des deux coté, la négation est totale, aucune disparition n’est enregistrée au moment où les organisations de la communauté internationale appellent à une enquête neutre pour l’identification des corps.
Entre temps, le Burundi disait avoir sollicité l’aide de la FBI pour l’identification des victimes à l’aide de l’ADN, mais jusqu’ici pas d’avancée significative.
