
Le président de l’Association pour la Promotion des Droits de l’Homme et des détenus estime qu’il ya eu fanatisme à caractère politique dans l’octroie de la grâce présidentielle signé le 27 juin de cette année.
Selon Pierre Claver Mbonimpa, certains des détenus en ont été écartés puisqu’ils appartiennent aux partis politiques de l’opposition en particulier le FNL de Rwasa Agathon et le MSD.
Au cours d’une interview que Pierre Claver Mbonimpa a en effet accordée à la Radio Isanganiro ce jeudi, il a indiqué avoir entendu la grogne de certains des prisonniers qui se disent avoir été écarté de cette grâce pour des motivations politiques.
En citant pour illustration, il a indiqué que les prisonniers qui étaient dans l’affaire du journaliste Hassan Ruvakuki n’ont pas été libérés alors qu’ils leur reste seulement moins de deux mois pour retrouver leur liberté.
« Il était difficile voire impossible pour la plupart des membres des partis FNL pro Rwasa Agathon , MSD et d’autres de se retrouver sur la liste des bénéficiaires de la grâce présidentielle », a-t-il souligné.
Une autre tare autour de cette grâce présidentielle qualifie de manque de taille est le résultat des travaux de la commission médicale. Selon lui, la commission médicale avait été mise en place pour statuer sur les prisonniers qui devraient bénéficier de cette grâce en raison des maladies incurables dont ils souffrent.
Pour le moment, ce défenseur des droits humains déplore que les résultats de cette commission aient été conservés dans les tiroirs du ministre de la justice plus de 3 semaines après.
Au ministère de la justice l’on indique sans plus de précisions que les noms des prisonniers qui seront libérés pour causes de maladies seront connus plus tard. Pour le président de cette organisation, il n’est pas logique que ces personnes ne soient pas connues près de 4 mois après la déclaration de ladite grâce par le président de la république.
