
Le député Charles Nditije s’est étonné d’entendre le ministre de l’intérieur et celui de la sécurité publique dire à haute et intelligible voix que la sécurité est globalement bonne à travers le pays.
Il a lu devant les députés une correspondance du ministre de la défense nationale et des anciens combattants a transmise à celui de la sécurité publique et à d’autres institutions de sécurité dans laquelle il a plaidé pour la conjugaison des efforts pour le retour de la sécurité.
Lors des questions orales de vendredi , le député Charles Nditije a dit que le ministre Gaciyubwenge Pontien avait parlé des cas de vols à mains armées, de bandes organisées pour tuer à l’intérieur comme dans la capitale du pays.
Pour le député Charles Nditije, la satisfaction de ces deux autorités gouvernementales en matière de sécurité contraste tellement avec le contenu de cette correspondance du ministre de la défense nationale et des anciens combattants.
Le ministre de la défense nationale et des anciens combattants avait souligné dans cette correspondance que les élections risquent de tourner mal au regard de la persistance de l’insécurité sur les collines et les quartiers du pays. Ainsi, plaidait-il pour le renvoie des compagnies militaires dans les localités où sont cités ces hommes en armes.
La question qui a retenu l’attention est le retour de certains jeunes de la république démocratique du Congo dans Kiliba Ondes. Certains des députés du parti UPRONA ont demandé aux ministres en charge de la sécurité publique d’être claire sur la question.
“Le gouvernement a réellement envoyé les Burundais à Kiliba ondes pour revenir au pays avec des Interahamwe , qui selon la population parlent Kinyagwanda. Vous avez chassé certains rwandais qui avaient loué des stands près de l’ancien marché central de Bujumbura mais le Rwanda n’a pas réagi” a souligné Bernard Busokoza pour probablement corroborer cette préoccupation.
Le ministre de l’intérieur a interpellé les députés à ne pas lier cette histoire burundo-burundaise à celles des Interahamwe. Celui de la sécurité publique a été clair. Le gouvernement du Burundi n’a pas envoyé des Burundais en RDC pour des formations militaires.
De sa part, le député Bonaventure Niyoyankana a qualifié de diversion les propos de ces deux autorités gouvernementales. Visiblement en colère, il a dit que les crimes à grande échelle sont souvent l’œuvre des gouvernements.
