
La Commission Electorale Nationale Indépendante a annoncé ce vendredi la prolongation des inscriptions aux rôles de 5 jours c’est-à-dire jusqu’au 12 de ce mois à travers. Pierre Claver Ndayicariye a par la même occasion souligné que c’est la requête des partis politiques de l’opposition qui demandaient la suspension provisoire de ce processus n’a reçu de réponse favorable de la part de la CENI.
Au cours d’une rencontre entre les partis politiques, les diplomates accrédités à Bujumbura la société civile et la CENI sur l’évaluation du processus électoral, Pierre Claver Ndayicariye a précisé que jusqu’au 12 décembre de cette année, 2.561.883 Burundais s’étaient déjà fait inscrire à travers tout le pays.
Cependant des irrégularités se font remarquer pour le moment notamment les dans la distribution de la carte nationale d’identité. Pierre Claver Ndayicariye estime cependant que le processus évolue normalement.
L’Uprona et le CNDD-FDD ont été satisfaite de cette prolongation des inscriptions. L’opposition et la société civile réclament jusqu’à présent que ce processus soit momentanément suspendu pour corriger les imperfections qui ont fait parler d’elle ces 11 derniers jours pendant l’enrôlement pour que les élections fassent la satisfaction de tous les partenaires politiques.
« Nous n’avons intérêt à aller plus vite pour le bien des Burundais », a souligné Jean Baptiste Manwangari. « Rappelez-vous des tollés de 2010 dont la CENI dont vous étiez responsable a produits », a-t-il ajouté.
L’Ambassadeur de la Belgique tout en précisant ‘’ses propos ne reflètent pas la position de ce pays’’ par rapport au processus en cours a dit que les Burundais de Ruyigi où il a été la semaine dernière sont visiblement découragés par les élections. Certains habitants de cette province de l’Est du pays se font enrôler à l’aide des cartes d’identités sans encres indélébiles sur les photos.
Une autre réalité de nature à ne pas faire prévaloir le processus électoral est l’absence de mandataires politiques et celles de la société civile selon ce diplomate.
En réponse, à ces inquiétudes, le président de la CENI n’a pas fait beaucoup de commentaires qui vaillent la peine. Il a précisé tout simplement que le CENI a jugé bon de ne pas suspendre le processus d’enrôlement parce que ça pourrait produire plus de désavantages que d’avantages.
Pour Edouard Nduwimana, les partis politiques pour la plupart font face à des difficultés internes qui vont jusqu’à les empêcher de participer au processus. ”C’est la raison pour laquelle ils répandent l’idée laquelle le CNDD FDD est en train de truquer le processus électoral” , a souligné Edouard Nduwiamana.
