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Dix-huit “partis” burundais devant la CENI pour l’annulation de l’enrollement des élécteurs


Une colonne des véhicules des opposants burundais a envahi l’entrée de la Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI) ce mercredi après midi pour dénoncer l’entêtement de la CENI face aux revendications de l’opposition dans le processus de l’enrôlement des électeurs de 2015.

Selon Charles Nditije, président d’une aile de l’Uprona, les fautes ont été commises lors de l’enregistrement des électeurs. Il cite par exemple des enfants, des étrangers, la distribution anarchique de la carte d’identité aux membres du parti au pouvoir etc.

Au nom des 18 signataires, il a demandé la CENI de se ressaisir et mettre fin à « ce chaos » et arrêter ou tout simplement annuler les résultats du processus d’enrôlement.

« Nous sommes au nombre de 18 partis politiques » a dit Jean Minani, président de Sahwanya Frodebu Nyakuri, un parti initialement proche du pouvoir mais qui visiblement migre vers l’opposition.

Venu assis avec le président de l’aile de l’Uprona non reconnue par le pouvoir, Minani était accompagné par d’autres leaders de l’opposition.

Ainsi, le leader d’une partie du FNL Agathon Rwasa, Chovineau Mugnwengezo, à la tête d’une partie de l’UPD Zigamibanga, la représentante du CNDD de Nyangoma Monique Ndakoze, les leaders des partis comme SONOVI et autres.

La lettre, selon Charles Nditije était adressée au président de la CENI, qui, selon lui, n’a pas voulu les recevoir.

L’entrée de la CENI a été bloquée par ces véhicules car la police avait refusé de lever la barrière pour les laisser entrer.

Dans cette correspondance dont la copie a été réservée d’ailleurs à toutes les missions diplomatiques accréditées au Burundi, on lit que “seul le parti au pouvoir est satisfait par ce processus d’enrollement” des électeurs de 2015.

La correspondante qui est d’ailleurs courte 2 page seulement), indique que les preuves à sa disposition proviennent de tous les coins et même du Ministère de l’Intérieur qui, dans un passé récent avait reconnu quelques irrégularités surtout dans l’octroie de la carte nationale d’identité.

{{Sur les lieux}}

Des gens curieux vont s’arrêter pour voir ce qui se passait devant la guérite de la CENI et les gardes de corps en civile de ces opposants visiblement doublent de vigilance.

Les policiers eux arrivent, les uns après les autres, les bruits des klaxons à coté sur le boulevard devant la CENI suite à un grand embouteillage.

C’est après l’arrivée du Porte-parole de la CENI Prosper Ntahorwamiye que la lettre lui sera remise par Jean Minani, président du Fridebu Nyakuri.

Ntahorwamiye va alors informer le président de la CENI Pierre Claver Ndayicariye par téléphone qu’il avait la correspondance et qu’il était avec les présidents des partis en souriant mais en leur disant que coute que coute le processus est en cours sans intentions de s’arrêter.

Après le retrait de la totalité des leaders des partis, le véhicule de Jean Minani, député à l’Assemblée Nationale qui était devant a été bloqué par des véhicules de la police l’empêchant de partir.

A coté ; des femmes et hommes membres de l’opposition ont lancé d’ailleurs des slogans contre le pouvoir en place.

« Nous allons vous vaincre et vous diriger » scandaient-ils. Pour les autres c’étaient plutôt le moment de rappeler qu’ils ont perdu les leurs ces derniers jours suite à leurs appartenance politique.

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