
Environ cinq tonnes de wolframite emballés dans 93 sacs ont été saisi par la police dans la nuit du vendredi au samedi.
Un camion dit FUSO Numéro de plaque D0938A a été intercepté à Ruzo, un centre de négoce de la commune de Giteranyi en province Muyinga, c’était vers minuit d’après des sources policières. Les mêmes sources précisent que ce minerai était destiné à être exporté vers un des pays voisin, soit le Rwanda ou la Tanzanie.
Le wolframite est un métal très recherché pour la fabrication d’aciers spéciaux d’après des géologues précisant qu’il a une grande teneur en tungstène.
Ruzo est une localité burundaise située à cheval sur la frontière du Rwanda et de la Tanzanie. Les personnes à bord du camion indiquent plutôt que cette marchandise allait être conservée dans un stock à Ruzo même en attendant de trouver le marché légalement. Argument non convaincant d’après des commissaires de police à Muyinga.
Les propriétaires de ce wolframite n’ont pas l’autorisation d’exploitation des minerais conformément au code foncier en vigueur au Burundi.
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Huit personnes sont sous interrogatoire pour connaitre les personnes impliquées dans ce trafic illégal de minerais.
Le wolfram saisi a été vite acheminé au chef lieu de la province Muyinga, au commissariat de police. Le chauffeur du véhicule qui transportait cette fraude et le commerçant propriétaire de ces pierres sont gardés au cachot du commissariat de police.
Un homme se prétendant propriétaire du site où a été volé ce minerai est arrivé au même commissariat réclamer ses biens. Il se croit victime d’un vol organisé par beaucoup de personnes, d’ailleurs 6 ouvriers au site d’exploitation du wolfram à Tura sont en détention au cachot de la commune Giteranyi.
Interrogé sur le manque à gagner suite à ce vol, le prétendu victime, un habitué du commerce de ces pierres, au moins 50.000.000 de francs Bu, répond-t-il sans hésitation.
La police pense à un trafic illicite des minerais, ce samedi, cette institution continuait ses enquêtes pour débusquer tout le réseau des exploitants illégaux.
Le ministère ayant en charge la gestion des mines a été saisi pour décider de l’affectation de la marchandise qui pourrait revenir au trésor public.
Des sources à Giteranyi signalent que le trafic illégal des minerais est monnaie courante vers les pays voisins. Les commerçants auraient dévoilé les secrets suite à des mésententes sur le partage des profits énormes tirés de ce commerce ne rapportant rien ni à la commune, ni à l’Etat. Hypothèse rejetée par les exploitants du wolframite niant catégoriquement l’existence d’un trafic quelconque des minerais vers les pays voisin
Il y a quelques mois, le bois de santal exporté frauduleusement vers la Tanzanie avec la complicité de certains administratifs et policiers transitait par la même commune de Giteranyi.
Il y a une semaine, le ministre de la sécurité publique a rencontré au petit séminaire de Muyinga des représentants des policiers des régions du Nord et de l’Est du Burundi. Parmi les conseils prodigués à ce corps, la lutte contre la fraude dans cette zone frontalière du Rwanda et de la Tanzanie et avec des frontières perméables car il n’y a pas d’obstacle naturel par exemple du coté de la Tanzanie.
