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Détenus malades mentaux, un défi pour le Burundi


La prison centrale de Mpimba a enregistré de juin à septembre de cette année 2014, plus de 70 personnes qui souffraient de maladies mentales. Me Godefroid Manirambona le consultant de la CNIDH estime qu’une commission médicale devrait être mise sur pied pour que les dossiers judiciaires de ces personnes trouvent une issue.

Au cours d’une séance de publication des résultats sur la problématique de la détention préventive et la surpopulation carcérale ce mardi, Me Godefroid Manirambona a indiqué que les prisons de Ngozi et de Mpimba en Mairie de Bujumbura ont enregistré 92 personnes qui souffrent de maladie mentale de différentes sortes tel la démence , l’épilepsie et bien d’autres encore.

Certaines de ces personnes sont arrivées en prison étant certes malades, mais pour ce consultant la plupart d’entre elles ont souffert de cette maladie suite à la précarité des conditions de détentions, de la séparation avec leurs familles ou encore parce qu’elles en tout petit peu de cette maladie avant de devenir locataire de la prison centrale de Mpimba.

Il estime qu’une des solutions pour le traitement de ces dossiers est sans conteste la mise en place d’une commission médicale pour statuer sur chacun de ces cas.

Le consultant de la Commission Nationale Indépendante des Droits Humains a dit que le problème est plus difficile qu’on ne le croit. Selon lui en effet, la plupart de ces personnes sont en détention préventive et leurs dossiers ne connaissent aucune avancée.

Cette étude montre que le parquet de la Mairie de Bujumbura enregistre 70% des dossiers judiciaires se trouvant dans tous les parquets du pays. Pour lui, le nombre de substituts pour traiter ces dossiers estimé à 18%, soit un pourcentage si faible par rapport aux dossiers pour lesquels ils sont appelés à traiter.

Me Godefroid Manirambona a proposé de scinder le parquet de Bujumbura en deux et à revoir à la hausse le nombre de substituts à engager pour que les dossiers judiciaires soient traités le plus vite possible.

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