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Quiproquo entre les politiques


Le ministre de l’intérieur et les acteurs politiques ont divergé sur l’issue de la rencontre qu’ils ont tenu ce mardi après-midi devant certains des diplomates. Alors que le ministre de l’intérieur estime que l’espace politique est ouvert pour les acteurs politiques, ces derniers ont plutôt parlé d’une rencontre qui a accouchée d’une souris manquée.

Cette rencontre a eu lieu dans l’après-midi de ce mardi en présence des Représentants de la Conférence des évêques Catholiques au Burundi, de l’Ambassadeur de l’Union Africaine et de celui de l’Union Européenne.

A la fin de cette rencontre le ministre de l’intérieur a précisé que cette rencontre avait pour objectif de stimuler les acteurs politiques à s’organiser en coalition comme ils sont en train de s’organiser en conséquence.

Pour Edouard Nduwimana , le gouvernement soutien effectivement cette dynamique car il ne sert à rien de vivre dans une tension politique permanente. « Nous leurs demandons qu’ils puissent formaliser leurs coalitions et de sauvegarder la sécurité des citoyens », a souligné Edouard Nduwimana.

Chauvineau Mugwengezo a de sa part indiqué qu’il espérait qu’à l’issue de cette rencontre le déverrouillage de l’espace politique allait devenir une réalité. « Hélas, Monsieur le ministre de l’intérieur il n’y a rien qui puisse nous rassurer que l’espace politique et déverrouillé pour nous », a souligné le président de l’Union pour la Paix et le Développement, UPD non reconnu par le ministère de l’intérieur. Chauvineau Mugwengezo a précisé qu’il voudrait pas entendre le ministre de l’intérieur dire qu’ils ont cautionné les résultats du fichier d’enrôlement.

Les acteurs politiques qui avaient participé à cette rencontre sont Rwasa Agathon, Charles Nditije et Chauvineau Mugwengezo. Tous les 3 se réclament respectivement président des partis FNL, Uprona et UPD-Zigamibanga. Les bureaux de leurs partis politiques respectifs enregistrent même s’ils ne sont pas reconnus par le ministère de tutelle comme président de ces partis politiques.

Pour illustration Rwasa Agathon a derrière lui, 61 membres du bureau politique des FNL sur les 64 qui le composent.

Pourquoi cette rencontre même si elle a raté? Mieux vaut la feuille de route que l’union des acteurs politiques pour le pouvoir. Un secret.

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