
Edouard Nduwimana a dit que la Rassemblement National pour le Changement ne sera pas reconnu par le ministère de l’intérieur parce que la loi ne stipule nulle part que les acteurs politiques ont droit de se coaliser avec les partis politiques.
Dans une interview qu’il a accordée à la Radio Isanganiro ce vendredi sur le récent agrément de 4 partis politiques regroupés dans l’Alliance des Démocrates pour le Changement , Edouard Nduwimana estime en effet que les acteurs politiques sont un groupe à part qui, pour exercer ses droits civils et politiques se réfèrent que à la loi régissant les réunions et les manifestations publiques en cette période pré-électorale.
Edouard Nduwimana juge que le droit pour les acteurs politiques en occurrence Rwasa Agathon et Charles Nditije de s’allier à des parties politiques n’est pas encore temps et qu’il reviendra plutôt à la Commission Électorale Nationale Indépendante du Burundi, CENI d’accorder ce droit la campagne électorale venue. (Ndlr)
« Je voudrais vous dire d’emblée que le ministère de l’intérieur ne reconnait pas le Ranac. Lorsqu’il en sera l’occasion , la CENI confirmera si oui ou non les acteurs politiques ont les prérogatives de s’allier avec les partis politiques . Nulle part dans la constitution, il n’est stipulé que les acteurs politiques peuvent s’allier avec les partis politiques », a-t-il précisé.
Edouard Nduwimana reconnait effectivement qu’il n’y a aucune disposition dans la loi fondamentale qui interdit ces deux hommes politiques de s’allier avec les partis politiques .
A la question de savoir que si tel est le cas, il n’y aurait aucune entrave pour ces hommes politiques d’être membres du Ranac , Edouard Nduwimana persiste encore : Attendre le début de la campagne électorale pour demander cette position à la CENI.
Jusqu’à présent le Ranac comprend certains acteurs politiques de l’opposition à savoir Rwasa Agathon et Charles Nditije et des partis politiques de l’opposition. Tous les deux hommes politiques ont eu du mal à exercer leurs droits civils politiques ces deux dernières années. Ils jettent le tord sur Bujumbura et en particulier sur le ministre de l’intérieur.
Si les avis d’Edouard Nduwimana sur le Ranc sont tels que restera pour ces deux hommes qui ont jugé d’être indépendants avec derrière le gros des organes du partis et de militants.
