Radio-Télévision Isanganiro

Célébration de la journée de la radio dans un climat malsain


Le 13 février de chaque année le monde célèbre depuis l’an 2011 la journée de la radio. Cette journée a été entérinée par l’organisation des nations unies pour la science et la culture (Unesco) le 3 novembre 2011.

Cette Journée mondiale a pour but de rendre hommage à la radio en tant que moyen de communication, d’améliorer la collaboration entre les diffuseurs et d’encourager aussi bien les grands médias que les radios communautaires à s’engager pour l’accès à l’information et la liberté d’expression sur les ondes, selon un écrit de l’Unesco.

Cette date a été choisie en hommage au 13 février 1946, jour de création de la radio des Nations Unies.

Au Burundi, cette journée de la radio arrive au moment où un journaliste et directeur d’une radio locale privée (Radio publique africaine), Bob Rugurika, va bientôt totaliser un mois d’incarcération, le 20 février.

Le vice président de l’association burundaise des radios diffuseurs regrette qu’il n’y ait pas une année ou une certaine période sans qu’un journaliste soit arrêté, mis en prison ou convoqué. « Tout ça parce qu’il a traité une information qui ne plait pas peut être pas à certaines personnes ou personnalités qui sont au pouvoir ».

Patrick Nduwimana se réjouit néanmoins du travail accomplit par les radios burundaises, « surtout les radios indépendantes ».

Il fait savoir que ça fait des années que les radions burundaises indépendantes ont essayé de s’imposer pour promouvoir ou consolider la liberté de la presse.

Même les études des consultants montrent qu’au Burundi par rapport aux autres pays de la région ou des autres pays africains, la liberté de la presse et d’expression sont appréciées.

Bien qu’ils rencontrent souvent des obstacles, ils demandent à ses collègues de continuer à travail pour renforcer et défendre la liberté de la presse, et surtout travailler de manière professionnelle.

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