Radio-Télévision Isanganiro

Revue de presse du 14 février 2015


L’hebdomadaire {Iwacu} parle d’une synergie inquiétante. Petit à petit, la vérité commence à filtrer sur les événements de Cibitoke selon notre confrère, qui s’arrête sur trois faits graves.

Le premier est cette synergie rapportée par plusieurs sources : militaires, policiers et … imbonerakure ont collaboré dans la traque, puis la liquidation des rebelles. Les actes posés par ces trois groupes portent un nom : crime de guerre. Deuxièmement, les événements de Cibitoke ont montré que des armes pullulent au sein de la population.

L’autre inquiétude de l’hebdomadaire est que dans une déclaration assumée et distribuées sur toutes les collines, le parti au pouvoir en province de Bubanza a accusé ouvertement la société civile et certains médias d’être derrière l’attaque de Cibitoke. A la veille des élections, renchérit le journal, cette grave accusation peut sonner la chasse aux sorcières.

Comme invité de la semaine de l’hebdomadaire {Iwacu}, le Professeur Pascal Niyonizigiye analyse les raisons de la visite en République démocratique du Congo du représentant spécial du président américain dans la région des grands lacs, et ses répercussions éventuelles chez les pays voisins.

Si Russ Feingold vient en RDC en cette période et demande le respect de la constitution et du nombre de mandats présidentiels, c’est une manière de faire qui doit s’appliquer à tous les gouvernements de la sous-région, et même au-delà.

Et cette visite a eu un effet direct selon toujours {Iwacu} : la déclaration de Joseph Kabila qu’il ne se représentera pas pour un autre mandat présidentiel. Cela peut avoir un effet domino chez ses voisins, mais il est possible qu’on assiste à une certaine résistance.

Le parti FNL, au bord de la réunification ? Le journal {Ijambo} s’interroge.

Il revient ici sur le souhait de l’ex-Major Jimmy Wycliff Irandiha, un démobilisé du Fnl. Il compte aller jusqu’au bout, prêt à tout sacrifier pour obtenir l’unification, y compris le prix de sa vie pour que son parti chemine aux élections unifié et fortifié.

Selon encore {Ijambo,} le climat entre deux leaders Jacques Bigirimana et Rwasa Agathon n’est plus tendu comme celui d’il y a une ou deux années. Cependant, soutient-il, il y a des âmes qui ne sont pas contents de l’initiative de réunification du Fnl car les profiteurs sont très nombreux.

Le magazine {Burundi Eco} écrit sur l’emprisonnement du journaliste Bob Rugurika, directeur de la RPA. Il parle d’un prisonnier pas comme les autres.

Dans le bureau du directeur de la prison de Muramvya où il reçoit ses visiteurs, Bob lance des blagues et de bons mots. C’est un homme encore combatif selon {Burundi Eco}. Mais malgré la forte mobilisation nationale et internationale en faveur de sa libération, le directeur de la RPA sait que le combat sera rude.

Il dit : « J’ai touché là où ça fait mal avec les révélations sur les vrais assassins des trois religieuses italiennes en septembre à Bujumbura ». Ces crimes auraient été commandités par de hauts responsables des services de sécurité du Burundi selon ces révélations.

L’agence {Net press} écrit sur les conditions d’une vraie réconciliation. Elle revient sur les propos de l’abbé Salvator Citeretse, chargé de l’apostolat des laïcs à l’Archidiocèse de Bujumbura.

Il faut d’abord appeler le mal par le mal, sans tourner autour du pot. Bien plus, il faut dire clairement pourquoi les Hutu ont été tués en 1972 suivis, 21 ans plus tard, des Tutsi de façon massive, et pourquoi les uns et les autres ont pris les armes. Mais il convient également de reconnaître la vérité dans les propos de celui avec lequel on est ethniquement différent et non pas voir en lui quelqu’un qui incarne le mal absolu.

Le Lycée Gitega vient de souffler ses 75 bougies d’existence dans des difficultés financières, soutient le journal {La Voix de l’enseignant}.

Le jubilé de Diamant de cette ancienne École Normale des Garçons (ENG) a été célébré le 7 février. Il a déjà délivré 4000 diplômes. Parmi ses anciens élèves figurent le Héros de l’Indépendance, le Prince Louis Rwagasore, et celui de la Démocratie, le Président Melchior Ndadaye.

Malgré les succès, l’école a des difficultés notamment l’insuffisance du matériel didactique. Du coté enseignants, ceux de l’école fondamentale ne sont pas tous formés. Il est également difficile de nourrir les élèves internes surtout que le gouvernement accorde des subsides insuffisants en raison de 800 Francs burundais par élève et par jour.

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