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Le Syndicat des magistrat indésirable


Un malentendu entre le Syndicat des magistrats du Burundi et le ministère de la justice se fait sentir depuis quelques mois. Hier, les leaders de ce syndicat réclamaient les indemnités de rendement qui sont, depuis quelques années, mentionnées dans la loi budgétaire mais qui ne leur parviennent pas, et aujourd’hui quelques leaders de ce syndicat sont mutés. « Ces mutations n’ont d’autres buts que de détruire notre syndicat », a dit le président du Symabu.

Jean Pierre Munyembari a précisé que 8 sur une vingtaine des membres du conseil exécutif national du Symabu ont déjà reçu leurs lettres de mutations. Même les autres ont déjà été informés de leurs probables mutations, a ajouté le président du Symabu. Il fait savoir que ce que ces mutations ont de particulier est qu’elles visent un groupe précis de magistrats. « Il s’agit essentiellement des magistrats membres du Syndicat des magistrats, et ensuite ce sont les membres du conseil exécutif national de ce syndicat, c’est-à-dire l’organe dirigeant ».

Derrière ces mutations se cache une intention de nuire selon toujours Jean Pierre Munyembari. Il fait savoir que cela se justifie par le fait que ces magistrats ont été mutés loin de leurs familles, c’est-à-dire loin de l’endroit où ils étaient affectés précédemment. Comme exemple, il a donné l’exemple d’un magistrat qui exerçait à Bururi (Sud) qui vient d’être muté vers Ngozi(Nord), et vice versa, ou le cas d’un autre qui prestait dans la province de Bubanza (Ouest) mais qui vient d’être transféré dans la province de Muyinga (Nord).

Cela montre bien que ces mutations, indique le président du Symabu, n’ont pas été faites dans l’intérêt du service, mais avec l’intention de réprimer ces magistrats. Il affirme que cette situation est liée à la récente déclaration du Symabu où ce Syndicat réclamait les arriérés des primes des magistrats, ainsi que les frais de descentes. Pour ces derniers, Jena Pierre Munyembari a expliqué que ça fait 2 ans que ces frais apparaissent dans le budget de l’Etat, mais ils ne les reçoivent pas. Le porte-parole du Ministère de la justice Déo Ruberintwari s’est réservé de tout commentaire.

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