
Les journalistes Burundais n’ont pas été empêchés par la pluie pour manifester pacifiquement en faveur de la libération de Bob Rugurika. La société civile en a profité pour plaider en faveur d’une enquête internationale pour mettre la lumière sur le meurtre des 3 sœurs italiennes.
Vers 9heures de l’avant midi ce mardi, les journalistes Burundais étaient devant le terrain de Basketball du Parquet où devait commencer pour la quatrième fois une marche manifestation pour la libération de Bob Rugurika.
C’était un rendez-vous pas comme les autres car la pluie s’était aussi invitée. Cette pluie s’est joint aux journalistes pendant près de 30 minutes qu’aura duré cette marché manifestation.
La solidarité et l’abnégation ont été les maitres mots de cette manifestation. Ici, deux à trois journalistes se partageaient un seule parapluie durant cette manifestation, au moment où certains d’autres avaient choisi de s’exposer sous la pluie pour demander la libération de Bob Rugurika.
« Ce n’est pas la pluie qui nous empêcherait de témoigner solidarité à notre confrère Bob Rugurika », ont souligné certains d’entre eux. Les journalistes ont fait le tour des locaux abritant le Palais de Justice.
Pour Alexandre Niyungeko, les propos que le porte-parole du gouvernement du Burundi a récemment tenus comme quoi Bob Rugurika possède lui-même les clés de sa maison de détention relèvent d’un paradoxe.
Pour le président de l’Union Burundaise des Journalistes, Alexandre Niyungeko une telle position est loin de prouver sa bonne foi du gouvernement dans le dossier.
{{Des enquêtes svp, dixit la Société Civile }}
Armel Niyongere , le représentant de l’Association Chrétienne pour l’Abolition de la Torture au Burundi a dit que jusqu’alors le gouvernement semble réticent à mettre la lumière sur les mobiles et les auteurs de la mort des 3 sœurs italiennes.
Il a demandé surtout au gouvernement italien de commanditer des enquêtes pour que les auteurs du crime soient connus au lieu d’emprisonner un innocent. « Nous demandons à l’Italie et surtout à l’Union Europpéenne de mettre en place une commission chargée de mettre toute la lumière sur le dossier », a-t- il souligné.
Armel Niyongere estime par ailleurs que le gouvernement du Burundi n’a pas besoin de savoir la vérité sur les mobiles de la mort de ces 3 sœurs au regard de la façon dont le Burundi continue à demander à Bob Rugurika de présenter l’auteur présumé dans ces crimes.
