Radio-Télévision Isanganiro

Revue de presse du 28 février 2015


Nous ouvrons cette revue de presse par l’hebdomadaire {Iwacu} à travers lequel le directeur de la Radio publique africaine plaide pour les droits des prisonniers.

« Je demande que l’autorité judiciaire soit consciente que le prisonnier a droit à une vie digne », dit Bob Rugurika, une semaine après sa sortie de prison. Il se dit écœuré de la vétusté des infrastructures. « Imaginez-vous qu’à Mpimba, les canaux d’évacuation des eaux usées passent devant les chambres ». Bob regrette l’exigüité de la prison de Muramvya et surtout l’insuffisance des latrines dans ce pénitencier.

Il demande à l’État burundais la construction des infrastructures dignes d’abriter des êtres humains. Il définit la prison comme un lieu de recueillement où les prisonniers découvrent les tristes réalités de la vie et où ils vivent réellement les injustices commises par des individus qui devraient leur rendre justice. « Au moins 75 pour cent des détenus sont injustement, illégalement et irrégulièrement incarcérés », dit-il.

La page d’accueil de l’hebdomadaire {Iwacu} montre des photos de certaines personnes qui font objet de l’actualité depuis un certain temps.

Ce sont notamment celles de Bob Rugurika, directeur de la Rpa ; le général Major Godefroid Niyombare, récemment destitué au poste d’administrateur général du service national des renseignements ; celle aussi de Mgr Louis-Marie Nahimana, président de la Commission nationale vérité et Réconciliation. Mais de toutes ces images, notre confrère montre une photo choquante : celle d’un jeune homme ligoté, encerclé par des militaires et policiers, puis froidement abattu.

Il s’appelait Aaron Manirampa. Les photos de ce jeune homme supplicié ont fait le tour des réseaux sociaux. Deux photos terribles, en fait : sur l’une, il est ligoté et vivant. Sur l’autre, il gît par terre, déjà tué. Aaron Manirampa fait partie de ces jeunes rebelles froidement exécutés à Murwi en décembre dernier.

Les autorités ont accusé les média de colporter des ragots, voire de faire des montages pour salir le gouvernement. « Loin de nous l’idée d’exonérer le fait que lui et d’autres jeunes ont pris les armes pour attaquer Cibitoke. Mais cela ne rend pas l’{Eta}t moins responsable », écrit {Iwacu}.

Notre confrère qui réaffirme que des personnes arrêtées à Murwi ont été froidement liquidées. Aaron Manirampa est un cas parmi des dizaines d’autres. « Comme journalistes, nous sommes dans notre rôle dans la recherche de la vérité qui dérange, et que le gouvernement veut occulter », soutient-il.

Le président de la République sort ses griffes contre les têtes mal pensantes.

Depuis que certaines personnalités ont affiché ouvertement leurs positions par rapport à son troisième mandat, écrit l’agence {Net Press}, il commence à montrer de quel bois il se chauffe. L’agence en ligne parle du limogeage de l’ancien sénateur du Cndd-fdd Richard Nimbesha, et du général Major Godefroid Niyombare du service national des renseignements.

Aujourd’hui, poursuit-elle, l’on se rend compte que les mutations se font de plus en plus remarquer au sein de l’administration Nkurunziza, ce qui pourrait présager un placement du dernier carré de ses fidèles pour tenter un mandat supplémentaire qu’il briguera, qu’il pleuve ou qu’il neige.

Le site de la radio Isanganiro revient sur le dossier Agnès Dury. L’honorable Moïse Bucumi sera devant la commission rogatoire française en mars.

La défense indique qu’il est disponible, mais elle demande aussi une confrontation entre Moïse Bucumi et Marguerite Barankitse, responsable de la Maison Shalom. Celle-ci aurait déclaré en France que Moise Bucumi était le commanditaire de l’attaque qui a coûté la vie de cette humanitaire d’origine française en 2007, dans la province de Ruyigi.

Les syndicats des enseignants menacent de retenir les points si les disparités ne sont pas levées.

Selon le magazine {Burundi Eco}, les syndicalistes réclament la mise en application par le gouvernement burundais, des propositions de correction indiquées par les experts dans les rapports de contre-expertise du scenario de Rumonge, en vue de corriger les disparités salariales qui s’observent dans la rémunération des cadres et agents de l’État.

Et la gratuité des soins handicape le fonctionnement de certaines structures sanitaires en province Cibitoke.

Le journal {Ijambo} écrit que les formations sanitaires s’endettent pour avoir des médicaments, et les activités d’investissement ne sont pas réalisées. Cela concerne surtout les centres de santé privés et ceux qui sont sous-convention, qui éprouvent de sérieuses difficultés pour payer le personnel contractuel. Ils enregistrent déjà trois mois d’impayés et plus d’une année d’impayés sur la carte d’assistance médicale.

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