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EurAc plaide pour des sanctions contre certains responsables burundais


EurAc, un réseau d’Organisations européennes qui mènent un plaidoyer sur l’Afrique Centrale a demandé « qu’une liste des personnes qui pourraient mettre en danger la paix dans le pays et qui sont accusés de violations des droits de l’homme au Burundi, soit établie » selon [une prise de position->http://eurac-network.org/pdf/plaidoyers/eurac-position-paperii-burundi-fr.pdf] publiée dans le cadre de son plaidoyer.

Elle pense que, à titre d’exemple, ces sanctions pourraient inclure l’interdiction de voyager dans l’espace européen comme elle a dit dans une interview ce matin.

Ce plaidoyer demande à l’Union européenne de suivre de près la situation pré-électorale au Burundi, selon Donatella Rostagno (voir Photo), Secrétaire Exécutif de ce réseau de 38 organisations qui forment EurAc.

« La question est de produire une liste avec les gens qui pourraient être un danger pour la paix au Burundi » a dit Donatella Rostagno

Elle souligne que cette liste contiendrait « ceux qui ont des responsabilités dans les violations des droits humains (car, Ndlr) les arrestations comme celles de Mbonimpa et Rugurika ne sont pas acceptables ».

Selon EurAc si on continue comme ça, n’importe quel journaliste ou membre de la société civile risque d’être mis en prison dès qu’il ou qu’elle s’exprime d’une façon critique.

Ce collectif des organisations européennes exige « que la société civile soit libre de s’exprimer »

« Nous demandons que la presse soit libre de travailler pendant le période électorale » a dit Rostagno dans une interview accordée à la rédaction.

Malgré cette volonté de ces organisations, la problématique du manque de cohésion à l’intérieur même de l’UE risque de faire tache d’huile.

Elle rappelle que lorsque des ONG demandaient des sanctions contre [le M23,->https://www.isanganiro.org/spip.php?article3081] on se servait bien entendu du rapport des Nations Unies, un rapport qui n’est pas disponible pour le Burundi.

Selon EurAc, ce rapport des Nations Unies qui parlait du soutien du Rwanda et Ouganda au M23 a motivé en grande partie et encouragé l’Union Européenne à prendre des sanctions contre le mouvement bien qu’à l’intérieur de l’UE il y a des états membres (de l’UE) qui soutiennent Kagame.

EurAc croit que personne ne peut prétendre échapper aux sanctions si une fois elles sont prises, donnant « l’exemple de Mugabe », président zimbabwéen qui a « une interdiction de voyager dans l’Union européenne, (alors qu’) il est président ».

Donc le fait d’avoir les pouvoirs n’empêche pas la possibilité de leur donner des sanctions, selon l’EurAc.

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