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Muyinga/Le café, nouvel investissement des dignitaires : quel secret ?


Plus de 500.000 mille plants de caféiers plantés au cours de la saison clôturée, voilà le bilan de la Fédération des caféiculteurs de Muyinga dite Terintambwe.

Cette année-ci on a dans les pépinières des grains qui donneront plus d’un million de plants. Paradoxalement, alors que certains cultivateurs délaissent la culture de cette plante industrielle, les grandes autorités de ce pays commencent plutôt à s’intéresser à cette culture.

Le Président de la République du Burundi M. Pierre Nkurunziza a planté autour de 2000 plants en zone Rugari de la commune Muyinga. M. Muhamed Rukara, médiateur burundais vient d’en planter 5000 à Kayenzi dans la même commune. Le député Misago Sébastien (de l’UPRONA) est un grand investisseur en la matière.

Quel secret détenu par ces dignitaires qui s’engagent à cultiver cette plante délaissée progressivement par certains habitants déçus par les prix sur le marché ?

Jean Pierre Ntabomenyereye, président de la Fédération Terintambwe ne croit pas à un secret. Pour lui, si les hautes autorités se lancent dans cette culture, c’est pour servir d’exemple aux cultivateurs. Il indiquer que la filière café est organisée en transparence, par ailleurs, fait-il remarquer, ici et là sur les collines, de simples citoyens aussi redynamisent leurs plantations. Le seul défi pour le moment est celui du prix chutant du jour au jour sur le marché d’après ce caféiculteur.

{{Face au prix de café céruse, les cultivateurs grognent}}

D’après la récente annonce de l’ARFIC (Agence de Régulation de la Filière du Café),le prix convenu entre caféiculteurs et acheteurs commerçants est de 520fr. Bu/kg de café céruse. Hélas, à différents centres de collecte de café en province Muyinga, on offre aux caféiculteurs entre 300 et 400 fr. bu/kg.

Dés cultivateurs croisés sur la colline Cibari disent que dans ces conditions, on risque de continuer à sacrifier le café au profit des cultures vivrières plus rentables. Ils demandent au Gouvernement de valoriser cette plante d’exportation, source de devises pour le Burundi.

Un fond de subvention aux caféiculteurs est même sollicité pour pallier au problème de variation des prix consécutive à la variation des cours mondiaux.

A la Féderation Terintambwe, on accuse les collecteurs de café de faire la spéculation sous prétexte que le prix a chuté sur le marché international.

Que fait cette fédération pour défendre les caféiculteurs ? M. Jean Pierre dit avoir soumis les doléances des cultivateurs à l’ARFIC organe habilité à prendre les mesures cadrant avec le développement de la filière café.

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