Radio-Télévision Isanganiro

Dix sept hauts cadres du Cndd-fdd signent contre le 3ème mandat de Pierre Nkurunziza


Dix sept membres, dont certains hauts cadres du parti au pouvoir, viennent de signer une correspondance demandant au président de la République Pierre Nkurunziza de ne pas forcer pour un troisième mandat à la tête de l’Etat.

« Cette question est cruciale, et ça tient aux cœur de beaucoup de burundais. C’est pour cela que nous avons jugés bon que nous devons renforcer la position du comité des sages du parti, en sortant du silence pour dire en public que nous ne soutenons pas que vous vous octroyez un autre mandat » lit-on dans une lettre d’une page et demi signée par 17 membres du parti.

Les signataires les plus connus au sein du parti sont par exemple, le porte-parole du président Léonidas Hatungimana, Onésime Nduwimana, porte-parole du Cndd-fdd, Kanyange Geneviève, qui dirige la Ligue de Femmes du parti CNDD-FDD, Bucumi Moïse, ancien Ministre et député de Ruyigi, Anselme Nyandwi, Gouverneur de Bubanza, Oscar Ndayiziga, ancien Gouverneur de Muramvya et actuel député de la même circonscription.

Le président du Groupe de Front du même parti Epimaque Murengerantwari est lui aussi parmi les signataires de cette lettre.

Les signataires expliquent que l’article sur les mandats présidentiels à lui seul ne suffit pas. Ils rappellent qu’il faut lire aussi les lois du parti, qui stipulent le parti CNDDFDD doit respecter la décision de la majorité. Selon eux la majorité des membres du parti sont opposés au troisième mandat.

Ces signataires demandent plutôt la tenue du Congrès du parti selon les règles du parti pour désigner le candidat du parti aux prochaines présidentielles.

Les informations du parti au pouvoir disent qu’ Onésime Nduwimana porte-parole du parti et signataire de la correspondance vient d’être limogé de ce poste.

Il sera remplacé par le sénateur Gélase Ndabirabe, sénateur du parti au pouvoir et ancien porte-parole du mouvement lors de la rébellion.

Après la sortie de la correspondance, la rédaction Isanganiro a eu des informations selon lesquelles, les services secrets et certains hauts cadres de la police seraient en train d’intimider les signataires de la correspondance.

La semaine dernière, le président Tanzanien Jakaya Kikwete avait demandé les burundais de respecter les Accords d’Arusha, la Constitution burundaise et le code électorale, plaidant à la stabilisation du pays.

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