Le Vice président de la Cour Constitutionnelle (qui doit décider si oui ou non la candidature du président Nkurunziza est valide pour un troisième mandat), a fuit le pays, accusant le pouvoir d’exercer une pression sur la cour pour accepter cette candidature. Il dit que depuis jeudi dernier, les 7 membres de la cour se sont penchés sur cette candidature, et 4 sur 7 étaient contre, dont lui. Mais le jour suivant les choses changent et les magistrats commencent à avoir des appels et intimidations. Les autres vont accepter et il est resté seul contre tous. Il a décidé alors de fuir le pays, soulignant tout de même que cette candidature de Pierre Nkurunziza est anti constitutionnelle et contre les Accords d’Arusha. C’est cette cour qui vient de se prononcer sur la requête des 14 sénateurs, mais issus du CNDD-FDD seulement. Pour cette cour, la perspective du 3è mandat de Pierre Nkurunziza est conforme à la constitution du Burundi du 18 mars 2015. Dans l’entre-temps, les manifestations anti-3è mandat de Nkurunziza se poursuivent pour la 8è journée à Bujumbura et à l’intérieur du pays.