
L’envoyé du facilitateur dans la crise burundais, Dr. Crispus Kiyonga, a annoncé un ajournement du dialogue qu’il facilite depuis le 16 juillet après que le gouvernement burundais ait accusé l’opposition de poursuivre l’entreprise de vouloir comploter contre le gouvernement.
Cela fait suite à un document présenté par le ministre de l’intérieur burundais, Edouard Nduwimana, signé par certains responsables de l’opposition, à l’instar de Charles Nditije, annonçant la création d’un conseil national pour la restauration de l’Accord d’Arusha, un accord qui a mis fin à la guerre civile dans le pays et qui selon plusieurs observateurs, est à l’origine d’une paix que le Burundi a vécue pendant les dix ans.
De sa part, Dr. Kiyonga estime que le document ne devrait pas constituer un blocage contre les pourparlers en cours.
« Pour moi, oui, il y a quelques phrases provocatrices, mais rien qui ne devrait arrêter le dialogue », a-t- il dit lors d’une conférence de presse animée à Bujumbura dans l’après-midi de ce dimanche avant son départ.
Alors qu’une opinion pense plutôt à un échec qui se profile, Dr. Kiyonga dit que ce n’est pas un échec, mais tout simplement un ajournement, annonçant que le dialogue continuera. Il a demandé par ailleurs au gouvernement burundais d’être tolérant et accepter que tout se discute.
Dans l’entre-temps, le gouvernement se prépare à conduire l’élection du président ce mardi. Sylvestre Ntibantunganya, Domitien Ndayizeye et Jean Minani ont retiré leurs dossiers présidentiels, mais Agathon Rwasa dont la coalition Amizero y’Abarundi qu’il dirige a occupé la 2è place dans les communales et législatives du 29 juin, n’a pas encore annoncé son retrait à la course aux présidentielles
