Les résidents du site Karusonga, secteur Camakonbe en commune Mugina mène une vie de misère sans précédents. A part le manque criant d’eau potable et de toilettes, ces rescapés de l’éboulement du 04 janvier 2013 sur la colline Gitumba de cette commune sont aussi victimes des maladies des mains sales. Ils demandent à l’administration de leur venir en aide. 
« Voila, bientôt deux ans sans avoir des latrines dans notre site », se plaint Antoine Maniragaba, rescapé de l’éboulement de la montagne de Gitumba. Ce sexagénaire, père de 4 enfants se dit choqué du fait que le site de Karusonga héberge environ 900 personnes réparties dans 126 ménages, vivant dans des conditions très précaires.
« Depuis notre arrivée dans ce site, les conditions de vie ne cessent de s’aggraver», poursuit-il, précisant que le site n’a pas encore bénéficié d’eau potable ni de latrines.
Au manque de l’eau potable s’y ajoute aussi le paludisme et les maladies des mains sales qui sèment la désolation dans ce site comme le dit ce chef de famille.
Tout ce monde se soulage dans les forêts ou dans les toilettes des voisins. Mr Maniragaba indique que cette situation crée actuellement un conflit entre les propriétaires de ces latrines et ces rescapés.
« L’on utilise gratuitement leur latrines alors que même au marché, ce service reste payant », martèle-t-il.
Mariam Ntirandekura est la voisine des ces rescapés. Elle indique avoir vidé deux toilettes à cause de ces rescapés qui fréquentent incessamment et gratuitement sa latrine.
«Si l’administration ne construit pas leurs propres latrines, je vous assure que, bientôt, je vais fermer la mienne », dit-elle.
Un site à la portée des maladies des mains sales
« C’est entre autre le choléra et la typhoïde » : indiquent les infirmières qui travaillent au chef-lieu de la commune Mugina.
Ces dernières abondent dans le même sens que ces rescapés. « Plus de 60 % des rescapés sont victimes des maladies des mains sales dans le site de Karusonga », a indiqué Melchior Ndaruzanye, résidant dudit site.
Selon Nestor Kubwayo infirmier du centre de santé de Mugina à moins d’une quinzaine de km du chef-lieu de la commune Mugina, le site de Karusonga ne dispose même pas d’une structure sanitaire à ses environs.
L’administration communale de Mugina se dit préoccupée par cette question. Elle affirme s’entretenir avec le ministère de la solidarité qui va bientôt s’activer dans le déménagement de ces rescapés dans un endroit bien aménagé.
