Un homme soupçonné d’avoir séjourné en Tanzanie en préparation d’une éventuelle attaque de bande armées au Burundi est sous interrogatoire depuis neuf jours.
Aron Kabarundi est détenu au cachot de la police judiciaire de Muyinga depuis neuf Jours. Arrêté à la fin du mois dernier, M. Aron est soupçonné d’être membre des groupes armés qui se prépareraient à attaquer le Burundi, a-t-on appris d’une source de la police judiciaire.
Son arrestation a été opérée en commune de Giteranyi, à la frontière burundo-tanzanienne d’après la même source. Il venait de rentrer de la Tanzanie où il séjournerait depuis cinq, a-t-on appris de ses proches. En Tanzanie, il était parti à la recherche du travail avec sa femme également arrêtée le même jour mais relâchée un jour après, précisent les mêmes proches.
Aucun effet militaire n’a été saisi dans les bagages d’Aron Kabarundi, mais cela n’a pas empêché que cet homme reste en détention même s’il clame son innocence, regrette un défenseur des droits qui a requis l’anonymat pour des raisons de sécurité personnelle. Le même défenseur de droits de l’homme s’inquiète pour la sécurité de cet homme rentré de la Tanzanie.
Pendant près de cinq jours, l’interrogatoire était conduit par les services de renseignements avant de laisser la police Judiciaire entamer à son tour les enquêtes. Les enquêtes sur le dossier de Kabarundi se déroulent normalement et le dossier sera bientôt transféré au parquet de la République en province de Muyinga, d’après un officier de police judiciaire contacté à cet effet.
Quelle infraction pesant sur ce Burundais qui rentait sur sa colline natale de Nkoyoyo en Commune de Muyinga ? On ne peut le révéler, on est à la phase de l’enquête, affirme une source policière invoquant le secret d’instruction.
Cet homme risque le transfert à la prison centrale de Muyinga où séjournent une trentaine d’hommes arrêtés durant les deux derniers mois poursuivis pour leur probable participation dans le trafic d’armes. Parmi ceux-là figurent les représentants de la coalition AMIZERU Y’ABARUNDI en province Muyinga et en commune de Giteranyi respectivement. Ces militants de la deuxième formation politique du Burundi au regard des résultats des récentes élections sont à la prison depuis plus d’un mois, au total 61 fusils de types kalachnikov saisis, c’est la charge qui pèsent sur ces personnes.
