En Italie, à la 45ème édition du Meeting de Rieti, compétition de l’International Association of Athletics Federations, IAAF, ce dimanche 13 septembre 2015, la championne Burundaise, Francine NIYONSABA, a gagné le 800M Femme avec un chrono à 1:57.62.
Elle a devancé la Kenyane Faith Chepngetich Kipyegon (1:58.02) et l’Ukrainienne Olha Lyakhova (1:58.64).
Francine NIYONSABA semble en très bonne forme car à Padoue, en Italie, la semaine dernière dimanche 6 septembre 2015, au fameux meeting de Padova, elle a remporté le 800M femme avec un chrono de 1:59.62.
Francine Niyonsaba fait ses débuts sur la scène internationale à l’occasion des championnats d’Afrique 2012, à Porto-Novo au Bénin. Elle remporte le titre continental alors qu’elle est totalement inconnue du grand public, en 1 min 59 s 1, devant la Kenyane Eunice Sum et la Marocaine Malika Akkaoui.
Fin juillet, elle avait porté le record national à 1 min 58 s 68 lors du meeting Herculis de Monaco, où elle s’incline devant la Russe Elena Kofanova.
Sélectionnée dans l’équipe du Burundi lors des Jeux olympiques de 2012, à Londres, elle termine septième de la finale du 800 m, dans le temps de 1 min 59 s 63alors qu’elle s’était blessée à la cuisse.
Malgré sa déception aux Jeux où elle s’était fixé l’objectif d’obtenir une médaille, elle s’illustre le 7 septembre, en finale de la ligue de diamant, au Mémorial Van Damme de Bruxelles, en remportant la course en 1 min 56 s 59, nouveau record du Burundi, devant la Kenyane Pamela Jelimo et la championne olympique en titre la russe Mariya Savinova. Elle se classe deuxième du classement général de la compétition (10 pts), derrière Pamela Jelimo (16 pts).
Son ascension au niveau mondial suscite un véritable enthousiasme populaire au Burundi qui n’avait plus eu de champion de renommée mondiale depuis Venuste Niyongabo, vainqueur des Jeux olympiques d’Atlanta en 1996 sur 5 000 m.
En 2013 Francine Niyonsaba revient en force en s’imposant d’entrée lors du deuxième meeting de la ligue de diamant, à Shanghai, devant la Kényane Janeth Jepkosgei et la Marocaine Malika Akkaoui dans le temps de 2 min 0 s 33, meilleure performance mondiale de l’année.
Deux semaines plus tard, elle revient au meeting d’Eugene où elle améliore la meilleure performance mondiale de l’année en 1 min 56 s 72, à seulement 13 centièmes de son record personnel, devançant finalement l’Américaine Brenda Martinez et la Kényane Janeth Jepkosgei.
A un mois des mondiaux de Moscou Francine Niyonsaba s’impose à nouveau en diamond league au meeting Areva à Paris en 1’57″26 et confirme sa grande forme et son rang de favorite pour le titre mondiale.
Malgré sa très grande forme, Francine Niyonsaba doit déclarer forfait aux mondiaux de Moscou à quelques semaines seulement du début de ceux-ci à cause d’une nouvelle blessure qu’elle s’est faite à l’entraînement, une succession de mauvais concours de circonstances qui privent jusqu’à l’heure de titre ou de quelconque médaille dans une compétition internationale celle que plusieurs considèrent comme la nouvelle perle du 800m mondial féminin.
