
Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes, les plus touchés par le problème de manque de ration équilibrée, vont bénéficier du programme AMASHIGA créé pour apporter une solution à cette problématique, dit Regina Pacis de l’organisation CRS (Catholic Relief Services). AMASHIGA est l’un des partenaires engagés dans ce programme.
Avec l’approche des 1000 premiers jours, des enfants de moins de deux ans, de même que les femmes enceintes, seront désormais assistés en aliments riches en compléments nutritifs à travers ce programme, précise-t-elle.
Quant à la question de savoir si un tel programme risque de torpiller les efforts du Gouvernement en politique de limitation de naissances du fait que certaines familles seront séduites par les aides accordées aux familles avec femmes enceintes ou des enfants, Madame Pacis rassure, « on focalisera l’attention sur la formation en bonnes pratiques alimentaires et non en distribution de vivres ».
L’expérience de la Province de Ruyigi où un tel programme a eu lieu dans le passé aura servi de leçon, indique-t-elle, des comités de suivi seront créés sur les collines.
Darren Posan Représentant résident du CRS au Burundi indique que ce programme ciblant autour de 500000 bénéficiaires sera axé sur bien de secteurs comme l’agriculture et la santé.
Ainsi, un consortium d’organisation dont le Programme Alimentaire Mondiale PAM et l’Organisation Diocésaine d’entraide et de Développement [ODEDIM] sera impliqué dans la mise en œuvre de ce programme, a-t-il indiqué lors du lancement officiel dudit programme, jeudi.
Sur une période de cinq ans, l’Agence américaine de Développement, l’USAID débloquera un
montant global de 50 millions de dollars pour financer ce vaste programme.
Clément Ndikumasabo , Directeur de la Direction Provinciale de l’Agriculture et l’élevage promet de travailler de concert avec tout partenaire engagé dans ce domaine. On doit viser l’amélioration des techniques agricoles afin d’accroître les rendements.
Plus de 90 pour cent des agriculteurs pratiquent encore une agriculture de subsistance sur des sols de moins en moins rentables, indique-t-il.
La province de Muyinga à un taux de malnutrition tournant autour de 59 pour cent d’après une enquête effectuée dans ladite province par le programme alimentaire mondial [PAM] en 2014.Ce taux est l’un des plus élevés du Burundi.
