Depuis le dernier afflux de réfugiés burundais, le camp de Nyarugusu abrite une population de plus de 151.000 personnes. Ce camp dans lequel vivaient déjà quelques 64.000 réfugiés congolais, a aujourd’hui dépassé sa limite.
Si, jusque-là, les services offerts à la population étaient adéquats, ceux-ci sont désormais insuffisants à cause de ce grand nombre.
Selon le Haut-Commissariat pour les Réfugiés basé dans le district de Kasulu à l’ouest de la Tanzanie, jusqu’au 21 août de cette année sur les 85.694 réfugiés burundais, 83.610 ont déjà été enregistrés tandis que 2.084 étaient sur la liste d’attente.
Bien que la moyenne des nouveaux arrivants ait sensiblement diminué, soit 250 personnes par jour, précise le HCR, il y a un besoin de désengorger ce camp. « Plus de 6000 familles n’ont pas leur propre abri », indique le HCR Kasulu.
Pour sa part, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) ajoute : « Certains abris sont tellement surpeuplés que leurs habitants ne disposent que d’un demi-mètre carré pour vivre.
Des sources concordantes font savoir que trois anciens camps de réfugiés burundais, à savoir Nduta, Karago et Mtendeli, seraient en cours de réaménagement pour accueillir chacun 30.000 réfugiés.
