
Lors de la visite du Premier Vice-Président à la commission nationale de désarmement ce jeudi, le président de la Commission Nationale permanente de lutte contre les Armes légères et de Petits calibres a annoncé que 23 613 armes ont été détruites sur les 28000 remises volontairement par les détenteurs.
Pour la période de mars 2009 jusqu’au 30 août 2015, cette commission a déjà collecté entre autres 65 armes d’équipe, 3411 fusils d’assaut, 516 pistolets, 1690 bombes et obus de mortier, 117 roquettes ,21 514 grenades, 289 dynamites et 425 200 munitions.
Le président de la CENAP indique que malgré les résultats obtenus en matière de désarmement, de nombreux cas d’insécurité persistent encore. Il a en outre fait savoir que la porosité des frontières reste toujours la base du réarmement de la population.
Le Premier Vice-Président de la République, lui, rappelle que les armes doivent être remises volontairement ou de force. En attendant, menace-t-il, tout crépitement d’armes sera suivi par l’encerclement du lieu de tir et le désarmement par les forces de l’ordre, a conclu le numéro deux de l’exécutif burundais.
Gaston Sindimwo soulève cependant l’inquiétude de certains citoyens qui craignent que les armes saisies ne seraient pas détruites mais plutôt redistribuées à une certaine catégorie de la population.
Parmi les actions futures, la CENAP annonce qu’elle va marquer les armes de la Force de Défense Nationale et du Service National de Renseignement.
