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Le Président CAfDHP exhorte les législateurs africains à aider à accélérer la ratification du Protocole sur les droits de l’homme


Arusha, 09 octobre, 2015 (EANA)- Le Président de la Cour africaine des droits de l’homme et des peoples (CAfDHP), le juge tanzanien Augustino Ramadhani a exhorté les parlementaires africains à faire pression sur leurs gouvernements respectifs afin de ratifier le Protocole sur les droits de l’homme et des peuples adopté il y a 18 ans.

Prenant la parole hier à la première session ordinaire du Quatrième Parlement Panafricain à Midrand en Afrique du Sud, le juge Ramadhani a dit que 25 États n’ont pas encore ratifié le protocole, et la majorité, 47 sur 54 États membres n’ont pas déposé la Déclaration permettant aux individus et aux organisations non gouvernementales (ONG) à avoir accès direct à la Cour créée à cet effet.

«Je supplie vos Excellences à demander à vos gouvernements respectifs de ratifier le Protocole et de déposer la Déclaration qui permettra aux individus à venir directement à la plus haute cour des droits de l’homme sur le continent» a prié le Président de la Cour.

Depuis l’adoption du Protocole en 1998, seuls 29 pays l’ont ratifié, à savoir : l’Algérie, le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, les Comores, le Congo, le Gabon, la Gambie, le Ghana, le Kenya,, la Libye, le Lesotho, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, l’Île Maurice, le Mozambique, le Nigéria, le Niger, l’Uganda, le Rwanda, la République arabe sahraouie démocratique, le Sénégal, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, le Togo et la Tunisie.

Et jusqu’en octobre 2015, sept pays seulement ont fait la Déclaration reconnaissant à la Cour la compétence de recevoir les requêtes émanant des individus ou des ONG. Il s’agit du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Malawi, du Mali, du Rwanda et de la Tanzanie.

La Cour a traité plus de 40 requêtes depuis qu’elle est entrée en fonction officielle à son siège à Arusha en 2007.

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