Depuis vendredi 9/octobre/2015, un bus transporte des passagers du centre-ville vers la périphérie de la ville de Muyinga. Ce bus, opportunité pour certains habitants qui parcouraient de longues distances à pied, apparait comme une menace pour les transporteurs habituels comme le taxi moto et le taxi-vélos.
Du marché du centre urbain de Muyinga vers les quartiers périphériques comme Mukoni et Gasenyi, les passagers se déplacent à bord d’un bus de transport dit transville depuis ce vendredi. Deux cents francs seulement suffisent pour vous déplacer, dit le convoyeur.
Nous aurons désormais des facilités à faire nos courses, indique Jean Gahungu, un habitant du centre de Muyinga.
Nous sommes dans les parages du marché de Muyinga, devant le bâtiment de la banque BCB où le chauffeur a garé son bus en attendant les passagers.
« C’est ici notre parking provisoire », déclare le chauffeur, « nous sommes en essai et apparemment les habitants vont s’habituer très rapidement à cette nouvelle façon de se déplacer dans cette ville », ajoute le convoyeur.
Les transporteurs classiques dans ce centre urbain comme les taxi-moto et taxis vélos craignent déjà pour leur avenir si l’initiateur du projet de bus augmente le nombre de bus.
« C’est une menace pour nous, on va retourner prendre la houe », présage de Amissi Ciza, poignée sur sa joue, assis sur son vélo utilisé pour le transport des biens et personnes au chef-lieu de la province Muyinga. Même son de cloche chez les transporteurs de personnes à moto.
En dépit des craintes des uns et des autres, tous convergent sur le fait que, le nouveau bus de transport est nécessaire à voir la forme très étendue du centre urbain de Muyinga et le relief qui ne facilitait pas surtout le transport à vélo. Le transport en bus permettra aussi de réduire le nombre d’accidents sur la voie routière, estime plutôt un officier de police.
