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La journée mondiale de l’alimentation ne signifie rien aux pauvres

Le 16 octobre, c’est la journée mondiale de l’alimentation. Tout près du grand dépotoir de Bujumbura, Buterere, des gens qui vivent de l’agriculture de subsistance ne comprennent rien de la journée.

« Mon travail de tous les jours consiste à repiquer du riz. On me paie 500 fbu par tache; par jour je peux réaliser 2 taches. Donc je rentre avec 1000 fbu par jour, cette argent me permet d’acheter ¼ de kg de haricots, j achètes des patates douces à 300 fbu et des légumes. Dans ma famille on est à 5, moi, mes trois petits fils, et un proche de la famille, avec 100 fbu par jour on parvient à survire ».

Ceci est l’histoire de Ndayajemwo Pascasie, une vielle femme qui laboure un champ à 20 mettre du dépotoir de Buterere, au milieu des ordures évacuées de la capitale Bujumbura. Pour elle, la Journée Mondiale de l’Alimentation ne veut rien dire pour les pauvres comme elle; elle rêve de faire le commerce pour s’en sortir; en espérant qu’elle puisse, avec le gain loué des champs, planter du riz et des légumes plus rentables.

A 100 mètres de là, Charlotte, une autre femme laboure son champ. Très contente de la pluie qu’elle attendait impatiemment pendant des mois, dans un petit quartier appelé Mugaruro toujours aux alentours du dépotoir. Pour elle la journée mondiale de l’alimentation ne signifie rien car des fois elle rentre à la maison sans savoir ce qu’elle va mettre sous la dent, alors qu’elle travaille dans un champ, elle va au marché pour acheter ce qu’elle ne récolte pas.

« Avec 2000fbu j’achète 1kg 1/2 farine du manioc, un peu de ndagala de 100fbu et on mage la patte à six, mois mon mari et mes 4 enfants, c’est peu mais on se contente de cette maigre quantité ». D’après Charlotte, pour manger à sa faim et nourrir sa famille, elle doit trouver son propre terrain, car elle laboure dans des propriétés d’autres personnes. Elle craint qu’à tout moment les propriétaires récupèrent son champ.

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