
Ce village de Ngarama, situé à quelque 2 kilomètres du chef-lieu de la province Ruyigi, du côté gauche en se dirigeant vers Cankuzo, est construit en matériaux semi-durables. Il devrait accueillir 500 ménages, mais abrite actuellement une quarantaine de familles.
Les occupants de ce village disent qu’avant de construire, l’administration leur avait promis différentes infrastructures communautaires. « On disait que dès la fin des travaux de finissage, chaque ménage avec une maison en matériaux semi-durable devrait bénéficier d’une plaque solaire. Et voilà jusqu’à présent, la promesse n’a pas été tenue, » indique Bonaventure Nyandwi rencontré à Ngarama.
Selon lui, cette énergie solaire pourrait diminuer les frais utilisés pour acheter des bougies chaque jour. « Nous devons avoir au moins 500 Fbu pour les lumignons et en plus de cela nous sommes obligés d’aller au chef-lieu de la province pour charger nos téléphones portables. »
Jules Nyambikiye, qui habite le même village partage le même point de vue. « Nos enfants ont des difficultés pour l’étude du soir. Il faut que toutes les maisons occupées soient éclairées », soutient-il.
Anatolie Cimpaye, cheftaine du village indique que la question revient toujours lors des rencontres dans les travaux communautaires. « Cela peut nous poser un problème de sécurité », estime-t-elle. Elle souhaite en outre qu’il y ait des infrastructures sociales dans leur village. Elle évoque notamment des écoles, des bornes fontaines, un centre de santé et d’un centre de négoce. Elle demande aux propriétaires des maisons inoccupées à venir les occuper, parce que des malfaiteurs peuvent s’y cacher la nuit pour leur faire du mal.
Le conseiller principal du gouverneur de Ruyigi, Pontien Hatungimana, indique que l’administration provinciale va plaider pour que ce village soit éclairé.
