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Conseil de Sécurité : Nouvel appel au dialogue

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité ce jeudi une résolution qui appelle toutes les parties au conflit au Burundi à s’engager au dialogue. Cette résolution demande aussi la cessation de toute forme de violence

Dans cette résolution, le Conseil de Sécurité s’alarme de la situation qui prévaut dans le pays. Il souligne l’aggravation continue de l’insécurité et la montée constante de la violence. L’impasse politique persistante dans le pays, caractérisée par l’absence de dialogue entre les parties prenantes burundaises, inquiète le Conseil de Sécurité.

Ce Conseil condamne les violations des droits et les atteintes à ces droits perpétrées tant par les forces de sécurité que par les milices et d’ autres groupes armés , les exécutions extrajudiciaires, les actes de torture, les arrestations arbitraires, les actes de harcèlement commis contre les défenseurs des droits de l’homme et les journalistes. Il exhorte le Gouvernement à traduire en justice les responsables de violations du droit international humanitaire ou de violations des droits de l’homme et d’ atteintes à ces droits.

Pour cet organe des Nations Unies, un véritable dialogue associant toutes les parties, fondé sur le respect de la Constitution et de l’Accord d’Arusha, serait la meilleure façon d’aider les parties prenantes à trouver une solution de consensus.

« Le CS souligne la nécessité urgente de tenir un dialogue inter Burundais en coordination avec toutes les parties prenantes pacifiques concernées, qu’elles se trouvent dans le pays ou àl’étranger, afin de trouver une solution de consensus à la crise actuelle », lit-on dans son communiqué.

{{ Pas de sanctions, mais des mesures supplémentaires envisagées }}

Le conseil de sécurité ne prévoit pas de sanctions mais envisage des mesures supplémentaires à l’ encontre de tous les acteurs burundais qui, par leurs actes ou propos, concourent à perpétuer la violence et entravent la recherche d’une solution à la crise

Le CS souligne qu’il importe que le Secrétaire Général des Nations suive de près la situation au Burundi et l’invite à déployer une équipe pour travailler avec le Gouvernement. Il le prie de le tenir informé dans les 15 jours, en présentant des options sur la présence future de l’organisation des Nations Unies au Burundi. Le secrétaire général est aussi tenu de présenter tous les 30 jours un rapport sur la situation au Burundi, en particulier sur l’état de la sécurité et les violations des droits de l’homme.

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