Suite à la recrudescence de la violence au Burundi et les discours menaçants du parti au pouvoir, la Belgique a demandé à ses ressortissants vivant au Burundi de rentrer.Le CNDD-FDD y voit une ruse d’échapper à ses responsabilités dans les crises qu’a connu le Burundi.
Dans son communiqué du 19 novembre 2015, le parti au pouvoir au Burundi s’inscrit en faux contre la décision de la Belgique de rapatrier ses citoyens vivants au Burundi. Le CNDD-FDD trouve que c’est une stratégie d’échapper à ses responsabilités alors qu’ elle devrait assumer son rôle dans les crises qu’ a connu le Burundi et les atrocités qu’ elle a infligé à la population burundaise pendant la colonisation.
Vu le temps de colonisation que la Belgique a passé au Burundi, les belges sont devenus des burundais, estime le parti au pouvoir, et par conséquent, doivent participer dans le dialogue inter burundais et dans la commission vérité et réconciliation pour assumer ses responsabilités. Le CNDDD-FDD considère la Belgique comme partie prenante dans la crise burundaise et ce depuis des années.
« Personne ne peut oublier que le héros de la démocratie Melchior Ndadaye et ses proches ont été sauvagement assassinés en 1993, là aussi la Belgique a une main dedans. Ce qui s’est passé depuis 2010 jusqu’en 2015 sur les tentatives de renversement des institutions relevant du CNDD-FDD a été planifié par la Belgique et mis en exécution par une petit groupe marionnette comme cela a toujours été depuis longtemps », lit-on dans ce communiqué.
Le parti présidentiel estime que la Belgique doit comparaître devant le peuple burundais, lui présenter son mea culpa et l’indemniser pour les souffrances encourues. “L’heure de vérité arrive, ce n’est pas le moment de fuir, il faut oser assumer ses responsabilités”, souligne le parti au pouvoir , dans son communiqué.
Pour Le CNDD-FDD, seule la commission vérité et réconciliation pourra définir de nouvelles relations entre la Belgique et le Burundi, des relations qui seront basées sur le respect mutuel.
